Elle & Lui, entre les deux... l'Atlantique.

Elle & Lui, entre les deux... l'Atlantique.

Elle & Lui se rencontrent


La nouvelle ELLE entre en scène (suite)

Suite de La Nouvelle Elle entre en scène

 

15h – Place Jean-Paul-Riopelle

 

Après avoir pris une douche ultra-rapide et avoir revêtu à la hâte quelques vêtements confortables, je saute dans un taxi pour le rejoindre. Alors que la voiture approche du lieu de rencontre, je l’aperçois assis sur un banc, seul, l’air absorbé dans ses pensées. Je descends et prends mon temps pour l’observer. Ses vêtements sont froissés. Je le trouve négligé. Je suis un peu déçue. ELLE m’avait tellement parlé de son élégance toute française, du soin qu’il mettait à lui plaire, le raffinement, le bon goût, les textures et les étoffes luxueuses. Mais bon, je me dis que l’on peut mettre ça sur le compte de la déprime.

 

Je me plante devant lui. Ça lui prend quelques secondes pour réagir.

 

- Bonjour, vous ne m’attendez pas depuis trop longtemps, j’espère ?

- Ah ! Bonjour. Non, non, ça va.

 

Il s’approche pour me faire la bise. Malgré la légère barbe, il est très doux. C’est agréable.

 

- Comment vous sentez-vous ? Pas trop sur le décalage horaire ?

- Non, ça va.

 

Ça ne se passe pas tout à fait comme je me l’étais imaginé. Je le sens ailleurs, distant, à la limite froid. Pour tenter de dissiper le malaise qui s’installe, je me mets à faire la guide touristique. Je lui explique que cette place publique, à l’époque où elle a été inaugurée, au début des années 2000, a suscité une polémique. Une mobilisation citoyenne avait contesté avec véhémence le fait que l’on déracine La Joute, l’œuvre monumentale de Jean-Paul Riopelle, du quartier populaire où elle était installée depuis 1976, vers le quartier actuel des affaires.

 

Je lui parle de l’artiste, de ses liens avec la France où il a côtoyé les surréalistes et son fondateur, André Breton. Bref, je parle, je parle, je parle. Il écoute, sans vraiment écouter. Il est poli mais, encore une fois, lointain. On s’assoit et je me tais. Il ne dit rien, fixe l'horizon. Le silence est pesant.

 

- Vous pensez à ELLE ?

 

Il se secoue, se retourne vers moi.

 

- Je suis désolé… Je dois vous paraître très désagréable, mais mon esprit est ailleurs. Je me sens comme perdu au fond d’un gouffre. Et pourtant vous êtes charmante et c’est agréable d’être ici, à vous entendre discourir sur le mouvement automatiste et sur les polémiques entourant l’art public. Mais, sincèrement, je n’arrive pas à penser à autre chose qu’à ELLE. C'était la seule personne qui arrivait encore à me faire tenir debout. 

- Je comprends. Peut-être préférez-vous retourner à votre hôtel et être seul ?

- Non, oui... Je ne sais pas...

 

Il soupire, cache un instant ses yeux dans ses mains et demeure silencieux plusieurs secondes. Puis il finit par me regarder. Pendant un instant, je crois que cette histoire se termine alors qu’elle n’a pas encore vraiment commencé et je pense à ELLE. Elle n’avait peut-être pas mesuré l’ampleur du désarroi qu’elle lui causerait en décidant de rompre à ce moment-ci et de cette manière un peu brutale. Je le sens tellement loin…

 

- Honnêtement, je n’ai pas envie de me retrouver seul. J'ai peur… J’aimerais être plus présent mais je n’y arrive pas. C’est comme si j’étais déconnecté de moi-même.

 

Au moment où il prononce cette dernière phrase, une idée, une inspiration, surgit dans mon esprit.

 

- Me permettez-vous de faire un appel ? Je crois que je pourrais vous offrir un moment qui pourrait vous faire le plus grand bien.

- Bien sûr, faites!

 

Une de mes amies travaille comme massothérapeute dans un spa situé dans le Vieux-Port de Montréal, non loin de l’endroit où nous sommes. C’est un endroit unique, un spa nordique aménagé sur un bateau. Je lui passe un coup de fil pour savoir si elle pourrait nous recevoir. Après quelques minutes de discussion, tout est organisé. Elle nous attend dans une heure.

 

Sur le chemin, je reprends mon rôle de charmante guide touristique et lui relate l’histoire du bateau en question. Il s’agit en fait d’un ancien traversier qui assurait la navette sur le fleuve Saint-Laurent dans les années 50 et 60. Fait intéressant, il fut ensuite reconverti en bateau-théâtre à la fin des années 1960. Puis une riche famille québécoise en fit l’acquisition avec l’idée originale de le transformer en spa. Amarré au Vieux-Port, le bateau offre à ses passagers tous les services d’un spa traditionnel, le tout conjugué à un décor original, entre urbanité et charme nautique.

 

À l’accueil, mon amie nous attend. Elle est radieuse, comme à son habitude. Cette femme, je l’aime d’amour, et parfois même, je la désire. Elle a une magnifique crinière rousse dans laquelle j’adore promener mes jolis doigts, mes doigts de fée comme elle le dit si joliment. Ses courbes sont généreuses et sa tendresse incommensurable. Je connais les nombreux talents de mon amie. Je l’ai vu à l’œuvre plus d’une fois. Ses mains sont magiques pour dénouer le corps et elles réussissent également à guérir les blessures de l’âme et du cœur.

 

Elle nous guide jusqu’à la salle de massage. L’espace est restreint mais très bien aménagé. Il y a un large hublot qui nous permet d’avoir une belle vue sur le fleuve. La table de massage est au centre et il y a une banquette près de la fenêtre. Mon amie m’invite à m’installer et me sert une tisane. Puis elle invite LUI à se dévêtir et à s’étendre à plat ventre, sous le drap, sur la table à massage. Elle s’éclipse pour lui laisser un peu d’intimité. Pour ma part, je détourne le regard, histoire de ne pas trop le gêner. Mais je m’amuse tout de même de sentir son hésitation. Il se déshabille rapidement et se faufile sous le drap. Mon amie revient discrètement. Elle allume quelques bougies, ajuste la température de la pièce pour plus de confort, démarre une musique d’ambiance relaxante et s’approche de LUI. Elle l’invite à respirer profondément et débute le massage.

 

J’observe la scène. Je la regarde faire. Je la trouve infiniment sensuelle quand elle masse. Son corps ondule, ses mains glissent sur la peau huilée. Toute son attention est concentrée sur le corps de l’autre, sur ce qu’elle décèle comme tensions, comme blessures, comme fragilités. Je ne peux m’empêcher de l’imaginer nue, d’avoir envie de découvrir cette poitrine généreuse. Des images lubriques se succèdent dans ma tête. Ses seins glissant sur le torse de LUI, sa chevelure de feu effleurant cette belle charpente d’homme, mes mains à moi empoignant cette délicieuse poitrine. Mon sexe se réveille. De son côté, LUI semble se détendre progressivement. Sa respiration se fait plus profonde, plus calme.

 

Il est maintenant sur le dos et elle lui masse vigoureusement une cuisse. Je vois poindre une érection. Exactement ce que j’espérais. Je m’approche de mon amie. Nous nous regardons. Nous n’avons pas besoin d’échanger un seul mot. Elle comprend ce à quoi je pense. Je me penche vers LUI et lui murmure à l’oreille que j’ai envie de lui offrir une expérience sensorielle un peu plus intense, s’il est d’accord, bien entendu. Il ne prononce pas un mot mais hoche la tête en signe d’acquiescement.

 

Mon amie et moi pratiquons le tantra et elle, encore plus que moi, a développé l’art du massage du lingam (mot Sanskrit pour l’organe sexuel masculin). Je me déshabille. Je remarque que son érection est un brin plus prononcée. Je souris. Mon amie aussi. Je m’approche d’elle et, pendant qu’elle m’enduit les mains d’huile à massage, j’en profite pour lui voler un baiser. Elle est si désirable. Un frisson très agréable me parcourt l’échine alors que la chaleur s’intensifie dans mon bas-ventre.

 

Nous déposons nos mains simultanément sur son corps, elle sur ses cuisses, moi sur son torse. Il est complètement abandonné à nos soins. Nous le massons à quatre mains, langoureusement. J’aurais très envie de parcourir certaines parties de son corps de mes lèvres ou encore mieux, glisser tout mon corps huileux sur le sien, mais je fais preuve de retenue.

 

Pendant que mon amie rapproche ses mains de la zone du lingam, je lui parle de nouveau. Je me doute que c’est la première fois qu’il reçoit un tel massage, alors je lui explique ce qui va se passer et ce qu’il pourrait ressentir. Je l’invite à se détendre encore plus, à se mettre en état de recevoir. Je lui dis que mon amie va prendre tout son temps pour bien masser la zone génitale en incluant ses testicules, son périnée et son Point Sacré (la prostate). Ainsi il pourra se laisser aller à une forme de plaisir auquel il n’est peut-être pas habitué.

 

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Pendant ce temps, mon amie verse une petite quantité d’huile sur sa verge. Elle commence à masser cette zone si fragile et si vigoureuse à la fois. Elle masse ses testicules, son périnée, et commence à masser le lingam. Elle varie la rapidité et la pression. Je la regarde travailler et l’envie me tenaille. Est-ce la vue de sa queue en érection? Est-ce la présence sensuelle de mon amie, ou encore un peu tout ça qui me trouble à ce point ? Je sens, je vois l’énergie sexuelle passer par ses mains et se transférer au sexe de LUI. Je peux lire sur son visage à lui le trouble, le plaisir, l’étonnement. Je continue à lui parler au creux de l’oreille. Je le rassure en lui expliquant que, pendant le massage, sa verge va durcir, puis ramollir, puis durcir à nouveau. Je lui explique que c’est exactement ce qui est recherché dans l’expérience tantrique, que c’est comme surfer sur une vague, l’idée étant de découvrir la jouissance multiple sans nécessairement qu’il y ait éjaculation.

 

Mon amie poursuit ses mouvements d’aller-retour mais dès qu’elle perçoit que l’éjaculation approche, elle diminue le rythme, permettant ainsi au lingam de ramollir, puis elle reprend son massage. À chaque fois, j’invite LUI à respirer plus profondément, à lâcher prise, à laisser aller ELLE, ses idées noires, ses cauchemars et tout ce qui lui pèse. Mon amie me fait signe de m’approcher d’elle. Mes mains se superposent aux siennes et nous poursuivons ainsi pendant quelques minutes le massage, puis elle s’éclipse sans faire de bruit, nous laissant seuls, LUI et moi, pour partager plus intimement ce moment.

 

Une de mes mains se dirige tranquillement vers son Point Sacré, tandis que l’autre continue de masser le lingam. Je sais que, bien que ce genre de massage libère des tensions, il peut également provoquer de très fortes vagues d’émotions. Je l’observe attentivement. Je lui parle d’ELLE, de tout ce qu’elle a vécu de beau et d’intense avec lui, de l’intimité et de la complicité extraordinaires qu’ils ont vécues, et ce, malgré les kilomètres qui les séparaient. Je lui dis qu’il ne faut pas voir cette rupture comme un abandon mais bien comme une nouvelle étape dans l’expérience de cet amour tellement vivant, tellement libre et libéré.

 

Je parle tout en continuant à le masser, et progressivement, j’exerce une pression plus forte sur son Point Sacré. Je sens, dans les pulsations de sa verge dans ma main, qu’un orgasme approche. Je sens aussi que mes mots touchent au cœur de sa blessure. Puis, subitement et avec force, le barrage de ses défenses cède. Son corps tout entier est secoué de spasmes. Les larmes jaillissent. J’accueille cette vague déferlante de plaisir, mélangée au chagrin et à la douleur, avec toute la bienveillance dont je suis capable. Je suis troublée, touchée, émue.

 

Je pose mes mains sur sa poitrine, sur son cœur. Je respire avec lui. Je l’apaise de mon énergie. Plusieurs minutes passent ainsi, dans le silence et l’accueil. Peu à peu ses sanglots cessent, la vague de fond se retire. Il émerge. Il ouvre enfin les yeux et les plonge dans les miens. Il me sourit. Je suis heureuse. La connexion entre nous deux est très forte. À ce moment-là bien précis, l’envie de le prendre en moi devient irrépressible. Ne pouvant plus résister, je réussis à grimper sur la table et à m’installer à califourchon sur lui. Il me laisse faire sans broncher. Son sexe est de nouveau en érection. Je me caresse avec sa queue. Je suis au nirvana. Il me semble que cela fait des heures que mon sexe est gonflé et qu’il réclame d’être soulagé. Je le regarde intensément et voit, dans son regard, cette flamme orangée du désir carnassier. La bête se réveille. Il n’est plus du tout dans l’abandon. C’est l’énergie brute, animale qui émerge et qui le transporte.

 

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D’une main, il empoigne mon cul avec ardeur et m’invite à m’empaler sur lui. De l’autre, il m’attire vers lui avec force. Il mord, il lacère, il geint. Bien que ça soit moi qui le chevauche, c’est lui qui donne le rythme. La cadence est effrénée. Je m’agrippe à lui de toutes mes forces. Tout d’un coup, ses râles deviennent de plus en plus forts. Je le sens sur le point de basculer dans la jouissance. La mienne est également toute proche. Je veux jouir avec lui. Au moment où je sens mon orgasme approcher, il se cambre et explose bruyamment. Mes doigts et mes dents s’enfoncent dans sa chair. Son corps est agité pendant de longues secondes par des convulsions incontrôlées. Je le serre très fort. À mon tour d’être submergée par une vague de fond. Je la laisse monter. Il m’enlace, m’embrasse à pleine bouche comme s’il voulait m’avaler. C’est intense, très intense. La puissance de mon orgasme me surprend et me transporte loin, très loin à l’intérieur de moi. Je suis touchée très profondément et pendant quelques minutes, je n’ai plus de corps. La réalité physique et concrète n’existe plus. Je vogue dans un état éthéré, je ne touche plus terre, je suis en extase…

 

Nos corps restent soudés l’un à l’autre pendant un long moment que je n’arrive pas à déterminer; nos respirations complètement synchronisées. Un léger bruit, comme si quelqu’un grattait à la porte, nous tire de notre presque sommeil. Mon amie entre sur la pointe des pieds. Elle s’approche de moi, me recouvre tendrement d’un peignoir, et m’aide à me relever et à descendre de la table sans me blesser. Elle couvre LUI pour ne pas qu’il ait froid. Elle nous enveloppe de sa bonté, de sa chaleur. Je me love entre ses bras. Je suis si heureuse.

 

Puis je me retourne vers LUI. Il nous regarde avec un large sourire. Il est beau à voir. Mon amie nous invite à passer aux douches puis à profiter du temps clément de ce début de soirée pour aller se prélasser dans le bain tourbillon situé sur le pont supérieur du bateau. Elle a même pensé à nous trouver des maillots. LUI et moi nous regardons tendrement, avec un air complice. Il m’embrasse sur la joue et me donne rendez-vous sur le pont. Je suis aux anges.

 

Épilogue

 

LUI et moi avons passé une superbe soirée, complètement détendus et heureux comme deux gamins. Il avait retrouvé sa bonne humeur, son envie de me plaire, de me faire rire, de me séduire. Après le spa, nous avons déambulé dans les rues de Montréal, main dans la main, moi continuant à lui faire découvrir les trésors de ma ville chérie, les bâtiments que j’affectionne plus particulièrement, tout en lui partageant les souvenirs rattachés aux endroits, aux odeurs, aux couleurs de Montréal. Tout le reste de son séjour, nous avons baigné dans cette bulle de bonheur, de gaité, de complicité. Nous avons fait l’amour, nous avons discuté, nous avons ri, nous avons pleuré, et ce fut magique, magnifique. Un véritable moment de grâce. J’ai senti qu’il reprenait goût à la vie, même si sa fragilité était encore palpable. J’étais heureuse de pouvoir tenir la promesse que j’avais faite à ELLE : prendre soin de lui et veiller à ce qu’il ne sombre pas.

 

Puis il est reparti… et nous nous sommes promis d’être les amants les plus fous et les plus infidèles que cette terre ait portés !

 


09/12/2014
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La nouvelle ELLE entre en scène

 

Jour 1

7 heures du matin, rue du Vice

 

Je rentre chez moi, après une drôle de nuit. En fait, je vis des drôles de choses depuis un certain temps. Et cette dernière nuit, passée chastement auprès d’un (presque) parfait inconnu, n’est pas en reste.

 

Il y a eu cette rencontre avec ELLE, dans l’univers virtuel, puis dans la vraie vie, et cette extraordinaire coïncidence… Tout ce temps, nous étions voisines ! Puis cet échange, par webcam interposée, avec LUI, un peu surprenant et imprévu, mais combien excitant. Et cette proposition audacieuse qu’ELLE m’a faite il y a quelques jours… La remplacer auprès de LUI ! Bien que j’ai déjà exprimé un vif intérêt à faire sa connaissance (sa poésie m’avait troublée et l’envie de rencontrer l’auteur de cette prose envoûtante me titillait depuis un certain temps), ce qu’elle me demandait dépassait largement ce que j’avais secrètement imaginé, et m’intimidait quelque peu.

 

Je comprends le stratagème de ELLE. Elle ne veut pas le laisser seul. Elle me demande de prendre soin de LUI. Mais je ne suis pas certaine qu’elle mesure bien l’état de tristesse dans lequel elle le plonge, le deuil qu’il aura à faire. Mais elle le connaît mieux que moi… Peut-être qu’au contraire, elle sait à quel point il a besoin d’une femme à ses côtés pour mieux traverser les épreuves de la vie… Qui sait ? Il aura peut-être envie de passer les quelques jours qu’il lui reste à Montréal en ma compagnie. En tous les cas, c’est le pari qu’elle a fait, et que j’ai accepté de faire avec elle.

 

Mais pour le moment, j’ai besoin de dormir. Les chambres d’hôtel sont intéressantes mais je n’y dors jamais très bien. En me glissant sous mes draps, je pense à LUI que je ne connais pas, que je sens fragile, vulnérable. Je me demande ce qu’il pensera à son réveil… Il aura peut-être l’impression d’avoir rêvé… Il sera en manque d’ELLE. Difficile de présumer ce qu’il pensera de ma petite note, ce qu’il en fera. Je me demande s’il aura envie de me revoir. Je n’ose pas trop l’espérer.

 

Le sommeil tarde à venir… Je rêvasse… Je me laisse bercer par les souvenirs de cette drôle de nuit. Je revois son corps nu, cette virilité complètement abandonnée aux bras de Morphée. J’ai profité de ce moment pour le reluquer à ma guise, pour admirer cette charpente d’homme bien solide, sans être trop costaude, comme je les aime. J’ai passé mes doigts tendrement dans cette chevelure à la teinte blonde foncée. J’ai aimé ce look de mauvais garçon avec une barbe de trois jours. Je me suis imaginée ces belles mains de pianiste parcourant mon corps délicat. Je me suis permis de glisser mes doigts sur ce torse plutôt imberbe et mon imagination s’est enflammée. J’ai présumé de son raffinement vestimentaire, le voyant déjà déambulant dans les rues de Montréal, à mes côtés, chemise blanche et pantalon noir… L’élégance toute française ! Je l’ai respiré, humé et ai détecté un parfum que j’adore, puissant, très viril, aux effluves poivrées. Cette odeur, mélangée à celle du sexe qui embaumait la pièce, m’a complètement enivrée. Délicieux… tout simplement délicieux. Et lorsque je me suis risquée (tant qu’à y être) à zieuter sa verge au repos, mon cœur s’est emballé ! Dire que je ne l’ai pas tout de suite imaginée fièrement dressée entre mes seins serait vous mentir éhontément !

 

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Et voilà qu’à la pensée de tout ça, mon corps s’échauffe, se contracte en des endroits névralgiques. Je suis nue et l’effleurement du drap sur ma peau me procure de douces sensations. Une tension monte progressivement et je sais que si je veux réussir à dormir, il me faut apaiser ce volcan intérieur. Mon sexe est gonflé, gorgé. Je l’effleure de mes doigts. Il frétille. Il s’émoustille. Mes mains caressent mon bas ventre, l’intérieur de mes cuisses. Mon dos se cambre. Je me caresse les seins. Bien que n’étant pas aussi volumineuse que d’autres poitrines que je désire parfois, le galbe de mes seins me donne souvent envie… Je m’imagine une bouche me dévorant avec avidité et je sens mon sexe se liquéfier. Une de mes mains lâche un sein pour aller vérifier l’état de lubrification de ma chatte. Mon entrejambe est bien mouillé mais je résiste encore à l’envie de stimuler mon clitoris. Je me caresse les lèvres, je recouvre bien mes doigts de ma cyprine et je les porte à ma bouche. Me goûter est très excitant. Puis des images envahissent mon cerveau et je le vois LUI, habillé avec élégance, me regardant avec envie, se délectant du spectacle. Son regard est lubrique, cochon. Son érection est bien visible à travers son pantalon. M’imaginer lui offrir ce spectacle, me suçant les doigts en guise de provocation, quintuple mon niveau d’excitation et m’incite enfin à plonger l’autre main dans mon sexe. J’approche ma zone sensible avec délicatesse mais rapidement, je sens le besoin d’accélérer la cadence. Et je m’imagine lui demandant, l’implorant de me montrer sa verge bien bandée. Je veux qu’il se branle et qu’il m’inonde de sa semence. Je veux qu’il explose sur moi. Et c’est au moment où j’imagine cette belle coulée blanche m’asperger les seins, le visage, que la vague de mon orgasme me submerge et que tout mon corps est pris de convulsions. Une série de tremblements intérieurs se succèdent, puis tranquillement, la houle se retire et je refais surface… Pour mieux sombrer, à mon tour, dans les merveilleux bras de Morphée !

 


Plus tard, le même jour

 

Je me réveille en sursaut, réveillée par la sonnerie de mon portable. Il est 14 heures. Ouf ! On dirait bien que j’avais besoin de sommeil ! J’étire mon bras vers la table de chevet. Mon cœur sursaute… J’ai un texto d’un numéro inconnu :


- Est-ce vous mon rêve ?

 

Je m’empresse de répondre :

 

- Je suis bien réelle ;-)

 

Après quelques minutes d’attente :

 

- Qui êtes-vous ?
- La nouvelle ELLE… si vous le voulez bien…
- Était-ce vous cette nuit ?
- Oui.
- Votre visage me rappelait quelqu’un… est-ce possible ?
- Vous souvenez-vous d’une soirée pas si lointaine, sur votre webcam… deux femmes ?
- Oh !!! C’est vous ???
- Oui :-) J’avais envie de vous rencontrer…

 

Quelques minutes passent. On dirait qu’il hésite. Peut-être que tout cela est un peu intimidant… Mon cœur s’emballe. J’ai tellement envie de le revoir… S’il décidait de plier bagage et de rentrer au plus vite chez lui, de l’autre côté de l’Atlantique… Puis, soulagement, la vibration tant attendue :

 

- Je suis un peu pris de court… Je ne m’attendais pas à ça… À rien de tout ça en fait !
- Je vous comprends… Ça fait beaucoup à encaisser en peu de temps.
- Oui, en effet !
- Vous êtes à Montréal quelques jours si mes informations sont correctes…
- On ne peut rien vous cacher (évidemment) ;-)
- Puis-je m’offrir pour vous faire découvrir quelques jolis endroits de la ville ?
- Honnêtement, je me sens un peu largué en ce moment… C’est un peu le brouillard dans ma vie depuis quelques mois d’ailleurs. Sortir me balader me ferait certainement du bien… et comme je ne connais pas très bien votre belle ville, les services d’une charmante guide ne seraient pas de refus.
- Trop heureuse :-) Rendez-vous à la Place Jean-Paul-Riopelle (juste devant votre hôtel) dans une heure ?
- D’accord. Au plaisir de faire votre connaissance nouvelle ELLE ;-)


Houlala !!! Alea jacta est… je suis toute excitée!

 

A suivre dans La nouvelle ELLE entre en scène (suite)


04/10/2014
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Les adieux (dernière rencontre de Elle et Lui)


Chapitre 1 : Lille, dimanche

 

14 heures : je me réveille. 

 

J'ai réussi à m'endormir vers 6 heures du matin, après un exaltant moment virtuel avec ELLE et son amie. Quel délicieux souvenir, quelles délicieuses femmes ! Je les enviais, tellement elles me paraissaient heureuses de faire l’amour entre elles. Surtout, grâce à ce moment chaud et intense, j'ai enfin réussi à dormir correctement, ce qui ne m’était pas arrivé depuis longtemps. En effet, depuis presque un mois, je ne vais pas bien. 

 

Après mon accident et mon retour de l'hôpital, un médecin m'avait dit que j'allais me rétablir en deux mois. Physiquement c'est vrai, je vais mieux : je marche sans peine et je n'ai plus de malaises. Mais mon moral a décliné, il est maintenant au plus bas. Je n'arrive presque plus à dormir. Et quand je dors, ce ne sont que des cauchemars et des angoisses. 

 

15 heures : je me force à sortir et me promène seul dans le centre-ville de Lille. Les rues sont peu remplies, normal c'est dimanche. Sur la Grand Place, les amoureux se donnent rendez-vous à la fontaine, les gens sortent des restaurants, les terrasses sont à moitié vides. Au cinéma, rien ne m'intéresse. Je passe devant une vitrine et y vois mon reflet : barbe de deux semaines, cheveux en bataille, air triste. Tant pis.

 

De retour chez moi, je constate que beaucoup de monde a tenté de me joindre, par tous les moyens possibles. MAIS LAISSEZ-MOI TRANQUILLE ! JE N'AI BESOIN DE PERSONNE.

 

Pourtant, un message attire mon attention. C'est ELLE, la seule personne que je prends encore la peine de lire :

 

« LUI, je m’inquiète beaucoup pour toi, si tu as un peu de temps, viens passer quelques jours chez moi, tu seras attendu ».

 

Pourquoi pas ? Je trouve un vol pour le vendredi suivant, avec retour prévu mercredi.

 

Je réponds à ELLE : « Merci à toi ELLE, j’arriverai vendredi ».

 

 


 Chapitre 2 : Montréal, le vendredi suivant

 

16 heures : ELLE est venue me chercher à l’aéroport. Ces retrouvailles sont juste courtoises ; ELLE me paraît distante. Pourtant j'ai fait l'effort de passer chez le coiffeur et de m'arranger un peu. Dans le taxi, ELLE m'annonce : 

 

« Tu ne pourras pas dormir chez moi, j'ai des travaux à la maison, mais je me suis permis de te prendre un hôtel ». 

 

Et quel hôtel ! L'Intercontinental, au centre de Montréal. Elle m'a loué une chambre appelée "Irrésistible" pour toute la durée de mon séjour. Elle est très luxueuse, avec une vue splendide sur le Saint-Laurent et l'île Notre Dame. Je suis très gêné qu’ELLE ait cassé sa tirelire pour me loger. 

 

17 heures : ELLE file chez l'esthéticienne, afin d'épiler ses « jambes de grizzli » et son minou « version coupe afro/disco », afin de me laisser m'installer. Elle me donne rendez-vous à 18 heures au bar de l'hôtel, le Sara B. Avec le voyage et le décalage horaire, je suis un peu fatigué (il est presque minuit en France), heureusement le mini-bar contient des boissons énergisantes. Une petite canette, une bonne douche et je me sens mieux. 

 

18 heures : pour la première fois de ma vie, je déguste une véritable absinthe. Alors qu'en France cette boisson est officiellement interdite, le Sara B. dispose de cinq parfums différents. C'est extrêmement fort par contre ! 

 

Avec ELLE nous évoquons d'abord mon accident, de mon séjour à l'hôpital à ma déprime actuelle. Elle m'écoute très attentivement, puis, pour la première fois que nous nous connaissons, une petite dispute éclate : 

 

« Pourquoi tu ne réponds pas aux messages de tes amies ? Tu sais que beaucoup d'entre elles m'écrivent et s’inquiètent ? Elles veulent t'aider. Et toi tu refuses ces mains tendues !

- Je sais, j'ai peur... Je n'ai pas envie qu'elles subissent mes états d’âme. Je ne peux pas leur infliger ça, ce n'est pas de leur faute.

- C'est ça... En fait tu as peur qu'elles te mettent la bague au doigt ? Mais tu es stupide. Pourquoi refuses-tu l'amour ? L'éventualité d'une relation stable ? D’avoir quelqu'un à tes côtés ? »

 

Je suis au bord des larmes, ça faisait longtemps. Je me sens bête parce qu'elle a raison. Elle finit par sourire et me prend les mains : 

 

« Allez viens maudit français, on va souper. Moi aussi j'ai quelque chose d'important à te dire. »

 

Nous quittons l'hôtel pour nous rendre au restaurant Le Jardin de Nelson. C'est à vingt minutes à pied, dans le Vieux Montréal. Nous passons devant l'imposante Basilique Notre-Dame et arrivons au restaurant. On se croirait effectivement dans un jardin : tout est fleuri à l'intérieur. J'apprécie beaucoup.

 

21h30 : nous avons très bien mangé. ELLE a choisi des lasagnes de saumon frais alors que je me suis laissé tenter par les « Côtes levées au Jack Daniel’s et sirop d’érable ». J'avais grand faim ! Après le dessert, ELLE commande un Cognac. Un silence s'installe, pesant.

 

Elle boit son verre d'un trait, puis commence à me parler :

 

«  Voilà... A partir de demain, je souhaite que nous cessions d'être amants ».

 

Le coup est rude. Elle poursuit :

 

« Il s'est passé tellement de choses depuis notre rencontre : j'ai connu des hommes charmants, j'ai découvert le goût des femmes, je t'ai eu toi et F. en même temps. J'ai joui de tous ces moments. Mais je suis fatiguée. »

 

Elle s'interrompt un instant et me regarde en souriant : 

 

« J'ai adoré être ton infidèle amante, je pouvais faire l'amour avec un autre homme, et toi tu adorais. Et quand je lisais tes aventures, je me caressais en pensant que j'étais l'une de tes maîtresses. Mais je me suis aperçue que vivre une relation à distance était devenu trop frustrant. J'aimerais t'avoir pour moi toute seule et ici, mais ce n'est pas possible. »

 

Une petite larme coule sur sa joue :

 

« Je veux un homme rien que pour moi, avec qui je peux envisager l'avenir, une vie commune, une maison, un chien ou deux. Et pourquoi pas, être fidèle à cet homme ».

 

C'est moi qui commande un digestif : un double Armagnac. Elle continue :

 

« Nous devons arrêter, car j'ai trouvé cet homme ».

 

Je manque de m'étouffer avec mon digestif. Nous éclatons de rire.

 

C'est moi qui parle à mon tour. Je me sens étrangement calme en disant ces mots : 

 

« ELLE, c'est moi qui te remercie. Avant toi je n'étais rien qu’un commercial préoccupé par sa carrière professionnelle. Tu m'as aidé à faire sortir ma sensualité, tu m'as appris à devenir un bon amant. Tu es la femme qui a apporté ce grain de folie qui manquait à ma vie. »

 

Je pose mes mains sur les siennes.

 

« Toi et moi, c’était une immense flamme qui était montée jusqu’au ciel. Mais maintenant le feu est presque éteint. Je ne veux pas te retenir, car je t'aime libre et sauvage... et heureuse ! »

 

Nous échangeons un baiser et sortons. L'alcool fort et la fatigue me mettent dans un état second. Nous repassons devant la Basilique Notre-Dame dont la cloche sonne 22 heures. Ma tête tourne.

 

« LUI, je veux que tu me fasses l'amour une dernière fois. » 

 


Chapitre 3 : Dans un univers parallèle (ou pas loin) 

 

La porte de la chambre d'hôtel est à peine fermée que je plaque ELLE contre le mur du sas d'entrée. Ma main gauche caresse sa chevelure et ma main droite ôte son gilet puis caresse sa poitrine. Ma délicatesse habituelle se change en sauvagerie : en un geste j'enlève sa robe, cette fameuse robe noire de notre première rencontre. ELLE est presque nue et apprécie ce moment fou.

 

Mais soudain, un vertige coupe mon élan. Je manque de tomber par terre. ELLE sourit et me conduit jusqu'à un petit fauteuil situé face au lit. 

 

Je bredouille : 

« Désolé, ça ne m'arrivait plus... L'alcool... Décalage horaire…

- Installe toi et profite mon chou. »

 

Je me ressers une canette énergisante et regarde ELLE s'allonger sur le lit face à moi. Elle commence à caresser sa poitrine nue. Délicatement, avec la pointe de ses doigts, elle fait durcir ses tétons. 

 

Ensuite, sa main droite descend lentement vers sa culotte mauve. Un petit regard vers moi, puis elle commence à masser son sexe, d'abord à travers sa lingerie, puis en plongeant sa main en dessous. Elle pousse des petits gémissements. De mon côté, je sens mon énergie remonter, mais je décide de jouir du spectacle. 

 

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ELLE finit par enlever sa culotte et continue à se caresser. C’est très beau à voir, mais également à entendre, tant elle semble prendre du plaisir. Ses doigts tournent doucement, stimulant son clitoris. Elle gémit encore, frôle une fois de plus sa poitrine, puis introduit un doigt dans son sexe. Elle se masse doucement devant moi pendant quelques minutes. C'est très sensuel. 

 

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J’ôte mes vêtements, car j'ai envie de son sexe tout de suite...

 

Je m'allonge près d'elle. Après un long baiser, ELLE monte sur moi, en posant sa belle croupe sur mon visage. Chacun notre tour, nous dégustons une dernière fois nos sexes. Le sien est toujours aussi délicieux, chaud, sucré... Elle est trempée et crie à chaque coup de langue. Puis elle prend mon sexe dans sa bouche et lentement, va et vient, me fait un bien fou. De nouveau, je reviens sur son sexe et ma langue s'enfonce en elle. Elle s'est redressée pour profiter pleinement de moi. Comme si ma langue était une verge, elle ondule doucement en caressant la pointe de ses seins. Quelques minutes passent et elle s'effondre sur moi, reprenant ma « vraie » verge dans sa bouche. Elle la lèche, la suce, la dévore... et finit par me faire jouir. 

 

Nous ne bougeons plus pendant quelques minutes, essoufflés. Je n'ai plus la force de parler. J'ai l'impression de m'endormir, quand un sursaut d’énergie me redonne vie d'un seul coup. Mon sexe durcit de nouveau. Toujours allongé sur le dos, je caresse les fesses d’ELLE. Elle s'avance et s'assoit sur ma verge tout en me tournant le dos. Elle est trempée dehors et dedans. Sur le mur de la chambre, nos silhouettes forment un spectacle d'ombres chinoises extrêmement érotique. 

 

Et arrive le bouquet final : elle se couche près de moi, puis m'invite à lui faire l'amour une dernière fois. Comme dans ce train de nuit en partance pour Nice, nous avons terminé notre histoire simplement, tendrement, ses bras et ses jambes m'enserrant. Ma bouche sur sa bouche, mon sexe dans le sien, je fais honneur à mon amante, une dernière fois. 

 

Ma tête tourne de nouveau...

 

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Je ne vois plus rien, mais les images d'ELLE envahissent mon esprit : son sourire, ses cheveux, sa voix, son corps, son parfum, son goût. Je revis en accéléré toutes nos rencontres, tous nos moments chauds et tendres. 

 

Vertige... Deux cris... C'est fini...

 

L'énergie qui m'habitait quelques minutes auparavant retombe brutalement. Je m'effondre à côté d’ELLE. Je ne peux plus bouger. Soudain la cloche de la Basilique Notre-Dame sonne. Il est minuit. 

 

ELLE se lève, me recouvre du drap et de la couverture, m'embrasse une dernière fois et se dirige vers la sortie de la chambre. Je n'ai plus la force de l'appeler, juste de lever mollement mon bras. Je voudrais qu'elle reste ! 

 

Elle se retourne et me sourit une dernière fois. Le douzième coup de minuit a sonné. C'est terminé, ELLE me quitte, nous avons terminé notre histoire. La tristesse m'envahit.

 

ELLE ouvre la porte...

 

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Au seuil de cette porte se tient une très belle femme aux cheveux courts. Elle est habillée d'un simple peignoir de soie. Elle et ELLE échangent un baiser. Puis la femme enlève son peignoir et le donne à ELLE. Elle est nue. Son corps est magnifique, désirable... J'entends la porte qui se ferme.

 

Elle s'approche de moi et s'assoit sur le lit. Je distingue ses cheveux bruns, avec de jolis reflets roux, son regard est vif, espiègle, un brin coquin ! Ses lèvres sont parfaitement bien dessinées, pas nécessairement charnues, mais certainement gourmandes... 


Elle me chuchote : « Je m'appelle la Nouvelle ELLE, fais-moi une place près de toi, j'ai froid... »

 

Elle soulève la couverture et s'allonge tout contre moi. Son parfum et sa douceur m'enveloppant... Je me sens bien, mais très fatigué... Nous nous endormons serrés l'un contre l'autre, tout simplement.

 

 


Épilogue : retour à Montréal, samedi

 

Je me réveille très tard, il est déjà midi. Je suis seul dans cette chambre, j'ai mal à la tête et aux cheveux. Il me faut trente minutes pour réellement émerger. 

 

De vagues souvenirs de ma soirée remontent tout doucement. D’abord ELLE qui est partie ; ce souvenir est net et me rend triste. Ensuite, tout devient confus : peut-être ai-je fait l’amour à ELLE, ou est-elle partie après notre dîner, notre souper, je ne sais plus comment on dit le repas du soir, je n'ai plus faim... Et cette autre femme ? Etait-elle réelle ? Ce visage que j’ai entraperçu me paraissait pourtant familier.

 

J'ai dû rêver en fait. D'ailleurs les cloches de la Basilique Notre-Dame ne sonnent pas la nuit, c'est connu ! 

 

Je me lève et prends une douche. En revenant dans ma chambre, je trouve une petite enveloppe blanche posée sur le bureau. Sur cette enveloppe est écrit :

 

 

« Si tu veux me revoir...

 

 

Nouvelle ELLE ».

 

Je souris et... j'ouvre l'enveloppe... 


 Postface

 

 La nouvelle Elle viendra bientôt vous raconter ici notre première rencontre. 

Quant à ELLE, elle vous a laissé un message

 

#Lui, le 26/09/2014 

Corrections par Ozalide.net


26/09/2014
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Entre nous (rencontre virtuelle avec LUI)

C'était samedi dernier...

Je devais faire du magasinage car mes vêtements avaient souffert de la fougue de mon cher F. J'avais écumé mes boutiques préférées durant l'après-midi, mais j’avais finalement tout trouvé chez Simons : deux nouvelles robes, une magnifique jupe mi-longue, des chemisiers et de la lingerie noire et prune.

J'avais aussi prévu de rencontrer une amie avec qui j'avais fait connaissance sur internet. Avec elle nous partagions les mêmes passions : les bons mots et les bons hommes ! Depuis plus d'un mois, nous échangions des idées, des anecdotes, des fantasmes. Elle écrivait également des textes érotiques qui me troublaient et dans lesquels j'adorais me plonger durant mes nuits d'insomnie. Elle adorait aussi me lire.

Le rendez-vous était fixé à 17 heures à la maison de thé le Cha Noir. Bien que nous ne nous soyons jamais vues, nous nous sommes reconnues immédiatement. Mon amie était une très belle femme aux cheveux courts, bruns, avec de jolis reflets roux. Elle avait des yeux couleur noisette, son regard était vif, espiègle, certains diraient peut-être coquin ! Ses lèvres étaient parfaitement bien dessinées, pas nécessairement charnues, mais certainement gourmandes. Son sourire ravissant attirait l'attention. Elle était vêtue d'une robe noire courte, qui mettait ses jambes en valeur. Elle portait d'ailleurs de très belles bottes en cuir noir qui lui allaient comme un gant et qui donnaient à sa démarche un air de conquérante. Il se dégageait d'elle une telle confiance, je comprenais pourquoi tant d'hommes la courtisaient.


La conversation fut très agréable : nos lectures, nos passions et bien sûr nos amants, virtuels ou réels. Elle semblait beaucoup apprécier lire les poésies de LUI et me dit, en plaisantant, qu'elle souhaitait le connaître plus intimement. Sans me démonter, je lui promis qu'il passera la voir lors de son prochain séjour à Montréal. Elle en fut abasourdie ! Femme libre et sauvage, elle était cultivée, fraîche, belle, comme LUI les appréciait.

En évoquant LUI, je me sentis d'un coup excitée. Une idée me trotta dans la tête... Cette femme... LUI... Moi...

Je proposai à mon amie de passer la soirée chez moi pour souper et découvrir ma bibliothèque. Elle accepta avec un grand sourire. Nous passâmes acheter des plats à emporter dans un restaurant asiatique. Au menu : un wok de poissons avec des petits légumes craquants, arrosé d’un petit vin blanc français.

Durant le souper, notre conversation fut délicieuse, exquise, coquine...

Alors que le repas touchait à sa fin, je reçus un appel de France : c'était LUI. Il était déjà très tard en France, mais il n'allait pas très bien depuis son accident : des cauchemars, des insomnies, des angoisses incontrôlées. J'étais très inquiète car il s'isolait, beaucoup de ses amies françaises m'avaient fait part qu'elles n'avaient plus de ses nouvelles.

J'invitai mon amie à fureter dans ma bibliothèque puis je m'isolai dans ma chambre. Je réconfortai LUI pendant trente minutes. Il avait besoin d’être rassuré et écouté. À la fin de notre conversation, il semblait retrouver cette voix qui me faisait tant d'effet. En raccrochant, je me sentis étrangement excitée...

Lorsque je retournai dans le salon, je surpris mon invitée en train de feuilleter un album de poésies libertines écrites par LUI et illustrées de photos érotiques, un exemplaire unique qu’il m’avait offert. Je vis le reflet de mon amie sur l'écran éteint de la télévision. Elle avait enlevé ses bottes et était assise en tailleur sur le fauteuil, savourant sa lecture. Sa main droite tournait les pages tandis que sa main gauche massait sa poitrine. Vision troublante, car je savais ce qu'elle ressentait, les mots de LUI étant envoûtants.

En la voyant ainsi, j’eus envie d’elle. C’était la deuxième fois de ma vie que j'avais du désir pour une femme. La première fois, c'était à Nice avec LUI et mademoiselle S. : à l'origine c'était un jeu pour "allumer" LUI, un jeu au final délicieux, mais qui m'avait laissée sur ma faim. Ce soir, mon invitée m'attirait franchement, j'avais envie de toucher son corps, peut-être même aller plus loin.

À pas de loup, je m'approchai du canapé. Et je lui embrassai le cou...

Alors que je m'attendais à ce qu'elle se lève et claque la porte de mon appartement, elle sembla apprécier ce baiser inattendu. Je l'entourai de mes bras et commençai à lui faire des baisers doux. Ma main droite caressa le haut de sa poitrine. J'entrevis sur son visage un sourire. Elle mordit ses lèvres en fermant les yeux puis glissa ma main sur ses seins qui commencèrent à durcir. Je sentis sa chaleur monter. Je finis par m'asseoir près d'elle. Après avoir échangé un regard et un sourire coquin, nous nous embrassâmes longuement, nos mains caressant nos chevelures.

Elle posa sa main sur ma jambe, montant, descendant, montant, descendant. Chaque caresse me procurait une sensation agréable. Ses mains étaient très douces et elle savait comment m'exciter. Elle continua ses caresses, semblant lire dans mes pensées, montant de plus en plus haut et relevant ma jupe…Je dénudai ses épaules, ce qui fit tomber sa robe sur le canapé. Sa poitrine était magnifique. Elle retira également mon chemiser, écarta les bretelles de mon soutien-gorge et retira son agrafe. Après avoir dévoilé nos poitrines l'une à l'autre et échangé de douces caresses, nous nous levâmes et allâmes dans ma chambre, la main dans la main.

 

J'allumai des bougies puis rejoignis mon amie sur le lit. Nous recommençâmes nos baisers, caressant mutuellement nos seins. Nos esprits semblaient connectés, ça n'allait pas trop vite, c'était tendre et doux. Désormais complément nue, je savourais l'instant : elle finit par toucher mon sexe et massa doucement mon clitoris. Elle trouva mon point sensible immédiatement et son doigté me procura une sensation nouvelle. Première jouissance...

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Je lui chuchotai quelques mots, elle me fit oui de la tête. Je commençai alors à lécher délicatement son sexe. Je découvris un plaisir inconnu, une douceur infinie, un goût nouveau et agréable... Je ne savais pas trop comment procéder, mais j'avais tellement faim d'elle. Je fus timide au début puis de plus en plus généreuse. Sa main droite caressait mes cheveux et sa main gauche massait ses seins. Je sentis sa jouissance arriver doucement, alors j'embrassai son sexe comme une bouche, goulûment, avec passion...

Elle jouit sans crier, juste dans un murmure de plaisir.

J'eus alors une idée. Je chuchotai de nouveau à l'oreille de mon amie qui me sourit, l'air complice. J'allumai mon ordinateur et le posai en face du lit. LUI était encore en ligne.

MOI : coucou LUI, tu ne dors pas ?
LUI : non, j'ai vraiment du mal ce soir.
MOI : alors allume ta webcam.

Son image apparut sur mon écran. En nous voyant nues sur mon lit, son visage s'illumina. Je lui présentai mon amie. Elle me massait les épaules tout en embrassant mon cou.

MOI : détends toi mon chéri et regarde nous, mon amie et moi. Profite.

Elle caressa mes seins, puis m'invita à m'allonger. Elle embrassa l'extérieur de mes cuisses puis écarta délicatement mes jambes. Ma tête reposait sur l'oreiller, j'aperçus le visage de LUI sur l'écran d'ordinateur. Il semblait apprécier le spectacle.

La langue de mon amie s'attarda d'abord sur l'intérieur de mes cuisses, puis elle s'approcha de mon sexe lentement, pour me donner envie, mais sans se précipiter, comme pour me laisser accepter cette nouvelle expérience. La pointe de sa langue commença à masser mon clitoris, m'arrachant un gémissement. Je ne voyais ses yeux que par intermittence et également ceux de LUI sur l'écran.

 

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Ma tête tournait déjà, mes sens étaient en éveil, mes seins pointaient comme jamais. C'était maintenant toute sa langue qui léchait la moindre parcelle de mon sexe, je sentais sa chaleur s'introduire en moi. Je n'arrivais plus à contenir mes cris.

Ma jouissance fut énorme. De l'autre côté de l'Atlantique, LUI aussi avait pris son pied d'après le son venu de mon ordinateur.

Mon amie se redressa et lécha ses lèvres en me regardant avec gourmandise. Elle avait apprécié mon goût ! Elle s'assit près de moi et regarda mon ordinateur. LUI nous regardait avec ce regard pénétrant qui me faisait tant craquer. Il nous remercia, puis commença à nous lire des textes tendres, délicieux et très érotiques. Dans ce lit, nous ressentîmes un frisson de désir. J'avais encore envie de sexe, dommage que LUI n'était pas avec nous. Nous nous sommes touchées mutuellement, tout en écoutant LUI nous lire ses poésies érotiques. Il finit par s'endormir vers minuit (il était déjà six heures en France). Fin de la communication.

Pour mon amie et moi, ce n'était pas encore terminé... Cette nuit-là, j'ai découvert le goût de sa peau, de son sexe... Nous avons fait l'amour entre amies et nous nous sommes endormies côte à côte. Et au milieu de la nuit, nous nous sommes retrouvées l'une sur l'autre, en train de nous donner du plaisir en même temps, dégustant nos sexes...

Mon amie est partie dimanche matin, après un petit déjeuner très coquin. Après un dernier baiser, elle est sortie de chez moi. Assise sur mon balcon, je l'ai regardée me faire un dernier signe de la main puis s'éloigner dans la rue du Vice. Elle a marché quelques centaines de mètres... Et, à ma grande surprise, est entrée dans sa maison !

Bon dimanche ma voisine…

 

Épilogue

Désormais, je connais la douceur et le goût d’une femme et j’adore. J’avoue que je me laisserai tenter plus souvent. Mais plus que jamais j’adore les hommes. D’ailleurs en parlant d’homme…

Je suis retournée sur mon ordinateur. J’envoyai à LUI le message suivant : « LUI, je m’inquiète beaucoup pour toi, si tu as un peu de temps, viens passer quelques jours à Montréal, tu seras attendu… ». Le message a franchi l’Atlantique à la vitesse de la lumière. Une heure plus tard, LUI a répondu de façon brève « Merci à toi ELLE, j’arriverai vendredi ».

 

#Elle, le 16/09/2014

Corrections par Ozalide.net

 

Postface

Ce texte a été écrit par #LUI, avec l’autorisation et les conseils de #Elle. 


16/09/2014
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Riviera partie 2 : l'étole (suite de ma deuxième rencontre avec ELLE)

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Samedi, 9 h 30 : nous sortons du train en même temps qu'un autre couple. Lui, la cinquantaine « très tassée », me fixe avec un regard noir. Elle, belle quadragénaire, me regarde en coin avec un petit sourire. Visiblement, la nuit avec ELLE a été un peu trop bruyante, mais n'a pas inspiré Monsieur. Madame par contre... Discrètement, elle glisse une carte de visite dans ma veste et part de son côté.

Pour notre séjour, une amie m'a prêté sa maison située dans l'arrière pays. Nous louons une voiture et nous nous y rendons pour poser nos bagages et prendre une douche... un peu coquine. Puis nous partons pour Monaco visiter le musée océanographique, déjeuner et être tous les deux.

19 h 30 : de retour à Nice, nous parcourons main dans la main la Promenade des Anglais, le long de la mer. Le soleil décline un peu, je suis heureux, ELLE est magnifique...

 

Brusquement, mon regard se fige : je reconnais une femme assise sur un banc. Elle est brune, cheveux longs, son maquillage est très soigné et elle est d’une élégance naturelle. Elle porte une robe noire et une jolie étole couleur prune. À côté d'elle une valise, dans ses yeux des larmes, sur son visage une expression de colère et d'exaspération.

Mademoiselle S., que j'avais rencontrée deux semaines auparavant à Genève, vient de lever la tête.

Lorsqu'elle me voit, un sourire illumine son doux visage. Elle se redresse et, malgré la présence d'ELLE à mes côtes, se jette dans mes bras. Puis elle embrasse ELLE comme si elles étaient déjà amies. Je fais les présentations. Comme nous nous disons tout, ELLE connaît déjà les détails de ma nuit genevoise. Mademoiselle S. est, quant à elle, devenue lectrice de nos rencontres. En fait, mes deux amies ont déjà parlé ensemble un soir.

 

Mademoiselle S. se trouvait à Nice à cause d’un rendez-vous manqué : un homme qui, finalement, n’était pas venu la rejoindre. Elle retournait à l'aéroport lorsque nous l’avions croisée. Mais ELLE propose à Mademoiselle S. de passer la soirée avec nous : "Il n'y’a pas de raison qu'une amie de LUI dorme à l'aéroport". Un peu gênée, Mademoiselle S. finit par accepter.

Nous partons vers le vieux Nice à la recherche d'un restaurant. Mes deux amies parlent beaucoup, j'adore écouter ce dialogue entre les accents québécois et suisse. Nous nous installons à une terrasse. Le vin blanc aidant, nos dialogues deviennent savoureux : je raconte une rencontre que je n'ai pas encore écrite (l'inauguration d'une mairie "intelligente"), puis Mademoiselle S. raconte cette fameuse nuit genevoise de son point de vue et ses quelques autres expériences troublantes. Puis ELLE nous parle de ses fantasmes et d'une rencontre récente.

 

Mais un orage éclate juste avant le dessert. Nous courons nous abriter à l'intérieur du restaurant. Mes deux amies s'assoient côte à côte sur une banquette, je m'assois en face d'elles. Nous n'allions pas partir avant d'avoir dévoré nos glaces ! Toutes les deux sont gourmandes. Je souris car j'adore ça.

Pour la première fois depuis le début de la soirée, un silence s'installe. J'ai en face de moi deux femmes dont les yeux me troublent tellement que j'en fais tomber ma cuillère. En me baissant pour la ramasser, j'observe que la main d’ELLE caresse la cuisse de Mademoiselle S., qui semble guider cette main plus haut, vers son entrejambe. Le pied de Mademoiselle S. se frotte contre la jambe d’ELLE. Cette scène me surprend tellement que j'oublie que j'ai la tête sous la table. Je me relève, brutalement...

Ouille ça fait mal ! Après un éclat de rire, les deux paires d'yeux de mes amies se posent sur moi, d'un air très coquin...

Je finis par lâcher : "Bon j'ai compris, je paye l'addition !..."

 

Vite, retourner à la villa…

Durant le trajet, je fais appel à toutes mes ressources de concentration et de vigilance pour éviter de mettre la voiture dans le fossé. Assises à l'arrière, ELLE et Mademoiselle S. échangent quelques baisers et des caresses, j'entends leurs rires et quelques mots doux...

Une fois arrivés, ELLE m'arrache les clés des mains et va ouvrir la porte, tandis que Mademoiselle S. me bande les yeux avec son étole. Je suis désormais aveugle. Nous entrons...

 

Je suis guidé à l'étage, dans la chambre, et j'entends des éclats de rires. Je sens des lèvres m'embrasser le cou, des mains qui déboutonnent ma chemise et mon pantalon. Me voilà presque nu. J’entends deux bruits sourds, des vêtements qui tombent par terre. Je suis ensuite invité à m'asseoir et écarter les bras. Deux corps nus ont pris place de chaque côté.

J'embrasse ma voisine de gauche. Je reconnais le parfum de Mademoiselle S., la saveur corsée de ses baisers...

Puis je me tourne à droite, où ELLE reçoit un autre baiser, aussi chaud, aussi intense. Que j'adore son odeur. ELLE m'entoure de ses bras et m'allonge....

Pendant ce temps Mademoiselle S. embrasse ma poitrine, mon ventre. Et enlève mon boxer pour embrasser mon sexe puis le goûter avec gourmandise...

De son côté, ELLE cesse de m'embrasser et s'assoit sur mon visage... Ah !... le goût de ELLE, ce que je l'aime... Je pourrais la lécher pendant des heures, d'abord parce qu'elle est délicieuse mais aussi parce qu'elle aime ça... Et son cul... quel enchantement... Je me régale en la parcourant de ma langue, dégustant chaque centimètre de peau, chaque orifice...

 

Quant à Mademoiselle S., elle me gâte et me fait passer un moment exquis... Au bout d'un moment elle décide de jouer à un autre jeu. Je sens qu'elle s'assoit sur moi et saisit mon sexe. J'éprouve la douce sensation d'être en elles par ma langue et mon sexe. Mes yeux étant bandés, les quatre sens restant semblent décuplés. J'entends des gémissements mêlés et quelques échanges de baisers, une main qui caresse une peau, des mots de tendresse... Je sens et je déguste l'intimité de ELLE en fin gourmet. Et le contact des peaux et des sexes me donnent l'impression de flotter dans les airs. Je suis leur chose consentante... J'aime ça... C’est doux et sensuel, sans démonstration de force… des plaisirs partagé....

Momentanément rassasiée, ELLE s'allonge près de moi. Elle retire l'étole puis embrasse mes joues, ma bouche... Elle regarde ensuite Mademoiselle S., si belle et sensuelle, en train de prendre beaucoup de plaisir sur moi... Elle l'encourage en lui tenant la main, caressant ses cuisses et en lui parlant doucement. Elle est heureuse de partager son homme avec une amie… La main de Mademoiselle S. se met alors à masser délicatement l'entrejambe d’ELLE... Tout est en place pour un feu d'artifice de plaisir... encore des caresses, encore des baisers, encore ces corps unis et cette chaleur qui semble nous consumer de l’intérieur, encore ces picotements qui annoncent l’arrivée de l’orgasme… Et nous jouissons tous les trois à l'unisson...

 

Foudroyée, Mademoiselle S. vient s'allonger entre nous, un sourire illuminant son visage. Nous l'embrassons tous les deux. Ses yeux pétillent de malice... Elle finit par nous dire qu'elle se sentait tellement bien avec nous qu'elle avait osé aller au bout de ses envies... Elles sont radieuses... De mon côté, je vous laisse deviner...

Il est presque minuit. Allongé dans le Spa face à mes deux amantes, je les écoute parler et rire, tout en regardant leur corps et les caresses qu’elles échangent tendrement... La nuit sera longue et coquine, en toute complicité, en toute amitié. Une nuit de partages et de plaisirs, où chacun en donnera et en recevra beaucoup...

 

Le séjour d'ELLE s'est poursuivi somptueusement, qui sait ce que nous réserve la suite...

 

#Lui le 15/03/2014

Corrections par Ozalide.net


15/03/2014
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