Elle & Lui, entre les deux... l'Atlantique.

Elle & Lui, entre les deux... l'Atlantique.

Les rencontres de LUI


Week-end Breton (partie 2)

Suite du "Week-end Breton (partie 1)"

 

Chapitre 2 : l'aveu

 

L. et Monsieur sont revenus dimanche en début d'après-midi. L. avait un grand sourire et plein de mots sur sa petite nièce. De mon côté, j'ai passé sous silence mon aventure avec madame R., je ne souhaite pas effrayer Monsieur. D'ailleurs, je perçois comme une tension entre eux deux, il paraît fatigué et un peu agacé. 

 

Nous décidons d'aller faire une petite promenade en mer sur leur voilier, leur dernière avant longtemps. Le malaise que j'ai ressenti se confirme : ils n'échangent que quelques mots. De retour au port, nous lavons le voilier à grandes eaux et l'amarrons solidement.

 

Puis nous allons dîner dans un restaurant près du port. L'atmosphère se détend quand L. et moi nous remémorons nos années lycée. Monsieur est un peu exclu de la conversation mais nous écoute en souriant. Toutefois, il finit par bailler. Il nous dit qu'il est épuisé par la route qu'il a dû faire pendant que L. dormait. 

 

De retour à la maison, Monsieur s'excuse et file se coucher. Je suis enfin seul avec L. J’attends ce moment depuis quinze ans et d’un coup je me sens très nerveux. Nous nous asseyons dans le grand fauteuil du salon, avec un verre de chouchen qui nous permet de nous détendre. Nous nous contemplons en silence pendant une minute, puis éclatons de rire.

 

Elle commence à parler :

 

"- Tu te souviens, juste avant les vacances de Pâques, de ton exposé d'histoire sur Pierre Mendès France ?

- Un peu, j’adorais l’histoire… Pourquoi tu me parles de ça ?

- Ce jour-là tu avais parlé devant toute la classe. Tout le monde se foutait de toi, car on s'en fichait de l'histoire. Mais tu étais resté stoïque, plus calme que le prof, et tu avais fini par captiver l'attention. Et moi j’avais fini par être suspendue à tes lèvres... Tu m'avais fait de l'effet. 

- Je ne l'avais pas remarqué. Faut dire que j'étais dans mon truc.

- Oui, même le prof était bluffé. Quand je suis venue te voir pour réviser, je ne voulais pas seulement réussir mon bac, je voulais aussi me rapprocher de toi. Mais toi tu ne l'as pas compris…".

 

J’ai l’impression de recevoir un coup dans l’estomac. Je n’arrive plus à soutenir son regard, j’ai presque honte. Je finis par bafouiller : 

 

"- A l'époque je pensais que toi, la plus belle fille du lycée, ne s'intéresserait pas à moi. Les filles en général ne s’intéressaient pas à moi… Alors toi, tu me paraissais juste inaccessible".

 

Elle poursuit : 

 

"- Lui... Quand on s'est quitté après les résultats du Bac, j'étais en train de tomber amoureuse, malgré ton indifférence. Mes parents n'ont pas voulu perdre de temps et m'ont obligée à partir en vacances. J'ai pleuré dans cette voiture alors que j'aurais dû être heureuse d'avoir réussi."

 

Mes yeux trahissent aussi mon émotion : 

 

"- Lui, j'ai voulu t'oublier... J'ai réussi à le faire pendant quinze ans. Et un soir où Monsieur était en voyage, ton image m'est revenue en tête. Tu me manquais, je voulais te revoir. Alors j'ai commencé à te chercher sur les réseaux sociaux. J'ai fini par retrouver tous nos anciens camarades de lycée. Tu sais que quasiment aucun n'a quitté la région ? Ils sont devenus cons, chacun avec une petite vie bien rangée, mais les mecs m'ont fait des propositions bien salaces."

 

Rires... Elle continue :

 

"- Pour toi j'ai eu beaucoup plus de mal, tu as coupé les ponts ?

- Oui, les années lycée ont été très pénibles pour moi, que de mauvais souvenirs, je n'ai plus aucun contact avec notre ancienne ville. 

- Quand j'ai refait ta connaissance, je t'ai observé longtemps avant de te dire qui j'étais. Tu as changé, tu as appris à parler aux femmes."

 

Elle se blottit contre moi.

 

"- Lui... je crois que ça recommence, à force de parler avec toi, je me rends compte que c'est toi qui devrais être avec moi."

 

Elle se tourne vers moi et m'embrasse, mais j'ai un mouvement de recul. Calmement, je lui parle de moi, de cette blessure secrète qui pèse à jamais sur ma vie : 

 

"- J'avais une vie normale, une femme, une petite fille, une maison. Tout pour être heureux. Mais un jour, ma femme est partie à l'étranger avec ma fille, sans me prévenir, dans une espèce de communauté religieuse. Je n'ai plus de nouvelles et surtout je n'ai plus le droit de voir ma fille...

- Pourquoi ?

- Une décision de justice de ce pays qui protège cette communauté. 

- Mais c'est monstrueux ! 

- Oui... Tu vois pourquoi je suis souvent triste ? Je n'en veux pas aux femmes, mais je ne veux plus m'engager, je veux rester libre pour ne plus vivre de rupture. Et puis il me reste cet espoir de retrouver un jour cette petite fille qui ne sait même plus que son papa existe, je veux être disponible pour elle, rien que pour elle. Donc non L., pour toi et moi il est trop tard... Je suis désolé."

 

Dans son regard, je lis beaucoup de tristesse et de déception. Nous nous étreignons et allons rejoindre nos chambres. Demain il faut partir, déjà...

 

Chapitre 3 : et...

 

Il est une heure du matin. Je suis allongé sur mon lit, juste vêtu d'un caleçon. Cette discussion m'a remué, je n'arrive pas à dormir. Pourquoi est-il trop tard ? Pourquoi ne pas avoir osé ? 

 

Brusquement, la porte de ma chambre s'ouvre : L. apparaît, habillée d'une chemise de nuit. Elle ferme doucement la porte et monte sur le lit. Je n'ai pas le temps de dire quoi que ce soit, elle est déjà près de moi et m'embrasse avec une telle ardeur, une telle conviction, qu'il est impossible de résister ! L., la plus belle fille du lycée, est dans mon lit.

 

Sa chemise de nuit est déjà à terre. Sa poitrine est magnifique et exquise, gonflée par le désir. Sa peau est très douce et embaume l'odeur de cette rose que j'aime tant. Je prends L. dans mes bras et la couvre de baisers. Nos deux bouches finissent par se rencontrer, enfin. Notre baiser a dû durer plusieurs minutes, impossible de desceller nos lèvres. Les siennes sont particulièrement douces et délicieuses.

 

Tout en dégustant mes caresses, L. tend ses mains vers la table de nuit et sort d'un tiroir un préservatif, puis en habille ma verge. Elle se blottit contre moi en me tournant le dos, je l'entoure de nouveau de mes bras... et la pénètre doucement. Je frissonne comme jamais je n'ai frissonné dans ces moments-là, j'ai l'impression de réaliser un rêve impossible. L. murmure de plaisir... Mes gestes sont très doux, lents et amples. Elle se contracte, rendant mes propres sensations encore plus agréables... Doucement sa chaleur monte. Tout se passe dans nos têtes.

 

Puis elle pivote vers moi, caressant mes joues et m'offrant un sourire que je ne connaissais pas encore. Elle m'invite de nouveau à lui faire l'amour, face à face... Nous ne sommes pas là pour faire des acrobaties, mais pour savourer cet instant... Et pourtant, notre plaisir est déjà à son paroxysme, notre complicité paraissant tellement naturelle. Le rythme s'accélère, nous amenant au bord de l'extase....

 

Je ressens soudain une pression sur mon épaule...

 

En me retournant, j'aperçois Monsieur, que j'avais complément oublié. Alors que je m'attends à une réaction vive de sa part, il est étonnamment souriant. Je ne comprends plus rien, mon élan a été brisé. Je m'allonge à côté de L., Monsieur s'allonge de l'autre côté. Elle nous embrasse chacun à notre tour, puis s'abandonne dans les bras de son compagnon, tout en caressant mon sexe. Monsieur commence à lui faire l'amour, elle est tellement excitée qu'elle pousse un cri qui semble le surprendre. Et, pendant quelques minutes, nous partageons un moment fort, lui en elle, elle me caressant, moi embrassant L.

 

Monsieur finit par craquer en premier. Chose amusante, je n'avais jamais vu le visage d'un homme qui jouissait. Mon propre orgasme est aussi bruyant. L. a été doublement comblée. Nous nous endormons tous les trois, terrassés par le plaisir et aussi la fatigue.

 

Chapitre 4 : par amour…

 

Le lendemain matin, la pluie est venue nous rappeler que le week-end était fini. Nous nous réveillons vers 8 heures. L. et moi échangeons un dernier baiser alors que Monsieur dort encore. Puis nous nous levons, car il est temps de se préparer, leur avion décolle de Paris en fin d’après-midi.

 

En attendant que L. prenne sa douche, Monsieur vient enfin me parler : 

 

"- Je pensais partir seul pour l’Australie aujourd’hui. Je suis vraiment heureux qu’elle m’accompagne finalement. 

- Je voudrais comprendre ce qui se passe entre vous.

- Il y a plusieurs mois, notre vie amoureuse est devenue très tendue. Cette envie d’enfant avait fait disparaître le plaisir, tout était devenu mécanique. Et un soir, j’ai trompé L. avec une femme rencontrée lors d’un colloque. Cette relation a duré plusieurs semaines mais j’ai fini par me faire surprendre. L. ne m’a pas quitté mais s’est tournée vers les réseaux sociaux, comme une échappatoire à sa vie. Lorsqu’elle t’a retrouvé, ta présence est devenue tellement réelle dans notre couple… Elle ne me parlait plus beaucoup, elle semblait avoir trouvé en toi plus qu’un confident.

- Je suis désolé…

- Ce n’est rien, en un sens je l’avais mérité. J’avais accepté que tu viennes ce week-end et je m’étais préparé à ce que L. me quitte. Je préférais la voir heureuse avec un autre que malheureuse avec moi."

 

Je manque de m’étouffer avec mon café. Il continue :

 

"L’accouchement de sa sœur a tout accéléré. Nous avons quasiment rompu durant le trajet retour, c’est pour ça que je m’étais effacé hier soir. Lorsqu'elle est revenue dans la chambre, elle a beaucoup pleuré. Elle m’a parlé de votre conversation, de ton refus de partir avec elle. Et c'est moi-même qui lui ai dit de te rejoindre, juste pour fermer ce chapitre."

 

Et dire que je le trouvais effacé, voire même un peu rigide... 

 

"- Toi tu es un mec haut de gamme. J'espère que vous allez être heureux..."

 

Leur avion est parti à l'heure...

 

EPILOGUE

 

Un an plus tard, je suis de retour chez mes amis. Cette fois-ci, je suis invité pendant une semaine, j’ai du temps désormais. Dans cette maison, quelque chose a changé : un petit garçon est né il y a trois mois, il porte mon prénom et je suis son parrain. Lorsqu'il m'a vu, il est parti dans un grand éclat de rire, son tout premier. Ce petit bonhomme a été conçu, L. en est convaincue, durant cette nuit d'il y a un an. Mais c’est bien Monsieur le père et j'en suis très heureux.

 

Je suis venu signer un acte officiel qui fait de moi son tuteur légal en cas de disparition de ses parents. Ses parents me l'ont même confié pendant deux jours, je voulais qu'ils redonnent vie à leur voilier et qu'ils se fassent du bien. Quant à moi, ces deux jours en tête-à-tête avec ce petit gars m'ont fait un bien fou. Et j'avoue qu'il m'a involontairement aidé à... Chut c'est un secret !

 

#Lui, le 05/12/2014

Corrections par Ozalide.net


06/12/2014
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Week-end Breton (partie 1)

Prologue : Elle s'appelait L.

L. et moi étions élèves dans la même classe, dans un lycée (1) d'une petite ville du nord-est de la France.

Elle était la plus belle fille du lycée. Les garçons se battaient pour sortir avec elle, avec plus ou moins de succès. Elle faisait tourner des têtes et fréquentait les plus beaux garçons.

Quant à moi, j'étais le premier de la classe, un élève studieux mais timide et réservé. On me disait souvent que j'étais trop sérieux, pas cool, pas beau. On ne m'invitait jamais aux fêtes, sûrement parce qu'on m'imaginait travaillant tout le temps, samedi soir compris. En fait je m'ennuyais beaucoup.

Pour L. j'étais probablement transparent. Mais moi aussi je la trouvais belle, désirable, bien qu'un peu superficielle à mon goût. Je ne crois pas lui avoir adressé la parole durant les sept premiers mois de l’année scolaire. Puis les choses avaient changé début mai, juste après les dernières vacances...

L., cette fille si inaccessible, était venue me voir discrètement après la sortie des cours. Quelle émotion pour moi, j'étais incapable de lui parler dans un premier temps. Elle m'avait dit que ses parents lui avaient mis beaucoup de pression à propos de ses résultats scolaires, alors que le baccalauréat (2) était tout proche. Selon elle, ses amis allaient la faire échouer. Spontanément, je lui avais proposé de réviser avec elle pendant les deux mois restants. Nous avons donc travaillé ensemble chaque jour de la semaine et les samedis. Travaillé... et rien d’autre ! J’étais juste heureux d’être avec elle. En faisant sa connaissance, j'avais découvert une jeune femme très intéressante et intelligente. Elle me plaisait beaucoup, mais je n'osais pas le lui dire. Et est-ce qu’elle s’intéressait à moi d’ailleurs ? Impossible...

L'examen final s'est déroulé fin juin. Puis une longue période de stress a commencé dans l'attente des résultats, période où nous ne nous sommes pas vus.

Je me souviens du jour où, en découvrant son nom sur la liste des reçus, elle s'était précipitée vers moi pour un baiser qui m'avait surpris. Mais ce baiser était resté unique, car elle était partie en vacances le soir-même avec ses parents, sans avoir le temps de fêter cette bonne nouvelle. De plus, nous nous sommes immédiatement perdus de vue, car nous avons fait nos études supérieures dans deux villes séparées de mille kilomètres, elle dans le sud de la France, moi dans le Nord. A l'époque, le téléphone portable était un produit de luxe et l'e-mail était encore très peu répandu.

Petit à petit j'ai essayé de chasser L. de mon esprit car, quand je pensais à elle, elle avait toujours ce goût amer des occasions manquées. Ce regret de n'avoir rien tenté à cause de ma timidité et du manque de confiance en moi me rongeait. Pourquoi n'avais-je pas osé ?... Ma vie aurait peut-être été différente.

Et le temps est passé...

Quinze ans plus tard, une certaine @lumierebretonne est venue me suivre sur un réseau social. Au début, nos échanges ont été courtois, puis ils sont vite devenus amicaux. Les confidences et des secrets sont arrivés dans nos conversations. Elle avait travaillé pendant huit ans dans la communication avant de devenir artiste peintre ; elle vivait en Bretagne avec son compagnon, un chercheur dans le domaine des maladies rares, qu’elle l'aimait beaucoup. Mais leur vie de couple manquait de quelque chose : de folie, d’imprévus, mais surtout d'un enfant dont l'arrivée tardait. Nous passions des soirées entières sur les messageries instantanées lorsqu’elle et moi nous sentions seuls, devenant virtuellement très intimes. Jamais je n’avais vu son visage, mais jamais je ne lui avais réclamé de photo.

Cette relation a duré trois ou quatre mois. Mais un soir où @lumierebretonne était particulièrement triste, elle a fini par m'avouer qu'elle était L. Elle m’avait reconnu depuis plusieurs semaines mais avait préféré rester anonyme pour ne pas me déstabiliser. Ce en quoi elle n’a pas eu tort !... Ce soir-là, derrière mon téléphone, j’ai versé quelques larmes...

Après quelques semaines, nous avions décidé de nous rencontrer chez elle et son compagnon, dans un petit village breton qui avait inspiré tant de peintres, au cours d'un long week-end du mois de mai. Je devais arriver le vendredi soir, puis les conduire à Paris le lundi matin, d'où ils devaient prendre un vol pour l'Australie et y demeurer durant six mois. Monsieur avait obtenu une bourse pour ses recherches.

Le week-end a été mémorable... 

Chapitre 1 : derrière le mur

J’arrive le vendredi vers 23 heures. Les retrouvailles avec L. sont chaleureuses, elle est toujours aussi belle : grande, brune avec de jolis yeux noisette. Elle a toujours ce regard magnifique bien qu'un peu triste, les années l'ont embellie. Par contre Monsieur semble un peu plus distant et pas très enthousiaste. Ils me servent une collation, nous évoquons le programme de ces deux jours à venir, puis je file me coucher, exténué par une semaine chargée. Le week-end s’annonce estival. Je suis très heureux de retrouver mon amie.

Samedi 9h30 : je me réveille. La maison est silencieuse. Je trouve un mot sur la table :

"Coucou Lui,
Ma sœur vient d'accoucher avec un mois d'avance d'une jolie petite fille. Nous sommes partis pour Bordeaux ce matin très tôt pour aller la voir, nous reviendrons ce soir ou dimanche. Je suis désolée mais j'espère que tu comprendras.
Je pense que tu sauras t'occuper...
L."

Dans un premier temps je suis extrêmement déçu, j'ai presque envie de partir. Mais très vite je repense à leur départ imminent pour l’Australie. Il est naturel que mon amie aille voir sa petite nièce, elle qui adore les enfants.

Je prends une douche et je file au village voisin. J'achète de quoi manger et me renseigne sur les chemins de randonnée. J'ai envie de grand air. Ensuite, je pourrai éventuellement passer la soirée chez des amis qui habitent à cinquante kilomètres. Tout va bien...

Vers midi je reçois une photo de L. avec un minuscule bébé dans ses bras. Le sourire de mon amie est radieux. Elle ne peut revenir ce soir car un dîner de famille a été organisé.

Au début de l’après-midi, je pars me promener. Après trente minutes de marche, j'arrive à côté d'une petite maison isolée. Je m'arrête près d'un mur de pierre qui borde la maison pour me rafraîchir un peu. La campagne est silencieuse...

"- mmmmmmmmh !"

Un gémissement semble venir de derrière le mur.

"- oooooohhhhhh !"

J’ai l’impression qu’une femme derrière ce mur prend du plaisir.

"- oooh !"

Le mur n'est pas très haut, je l'escalade. Ce que je vois est très beau : allongée sur un transat, une belle femme aux cheveux noirs, portant un maillot de bain deux pièces violet, est en train de caresser son sexe en lisant... un recueil de poésies, visiblement érotiques. Elle tient le livre d'une main, l'autre main étant plongée sous son maillot. Excitant...

Cela me donne des idées... J'ai toujours sur moi mon téléphone où j'écris de temps en temps mes propres poésies. Profitant d'un interstice dans le mur, je commence à lire un texte...


 


A fin de ma lecture, un silence s'installe... Puis j'entends un nouveau gémissement, presque orgasmique. Je souris, puis je reprends ma randonnée ; je marche une trentaine de mètres, quand je sens une main sur mon épaule. Je me retourne : la femme aux cheveux noirs, juste vêtue d'un paréo, m'a rattrapé. J'ai à peine le temps de la dévisager qu'elle m'embrasse déjà, langoureusement. Puis elle me prend par la main et me fait entrer chez elle, directement dans le jardin.

Elle s'allonge sur sa chaise longue. Je m'agenouille près d'elle et commence à caresser ses longues jambes. Je lui murmure des mots qui me viennent à l'esprit... Ma main droite parcourt son corps et frôle son entrejambe, son maillot de bain est trempé ! Mais je veux qu'elle jouisse uniquement grâce à mes mains sur sa peau. J'ai l'impression de lui faire découvrir que son corps peut être une source de plaisir. Elle gémit, se cambre, se mord les lèvres...

Elle finit par enlever son maillot et commence à se caresser, tandis que ma main continue ses allées et venues. Elle s'agrippe à mon cou pour que je bascule vers elle. Ma chemise est déjà ouverte, je me suis débarrassé de mes chaussures, de mon pantalon et... du reste. Nous sommes nus, enlacés sur cette chaise longue, sous le soleil breton, avec une envie irrépressible de faire l'amour sans même nous connaître.

Notre première fois est intense : assise sur moi, elle semble prise d'une sorte de transe, comme si elle n'avait jamais été aussi excitée. Elle me plaque contre la chaise longue et s'empale sur mon sexe. C'est un véritable ouragan qui s'abat sur moi, ne me laissant pas reprendre mon souffle. Elle jouit en se mordant le doigt, pour éviter de crier trop fort. De mon côté, j'ai pris beaucoup de plaisir à en donner... et j'avoue être allé un peu trop vite pour conclure. Mais c'était juste suffisant...

"- Bonjour, je m'appelle LUI... Merci pour votre accueil !".

Nous éclatons de rire.

"- Je m'appelle Madame R., et je n'ai pas joui aussi fort depuis longtemps. Vos mots sont arrivés au bon moment. Je prends souvent du plaisir en lisant de la poésie, mais là...".

Son jardin est très joli, fermé sur l'extérieur par un mur qui en fait le tour, c'est très intime. Elle possède de magnifiques roses pourpre foncé. Mais j'ai l'impression que ce jardin est aussi occupé par des enfants car quelques jouets traînent.

Elle me rassure :

"- Ne craignez rien, mes enfants sont chez leur mamie tout le week-end. Quant à mon ex-mari, qu'il aille se faire foutre !".

Nous nous embrassons longuement.

"- Si vous n'avez rien de prévu ce soir, voudriez-vous rester manger du homard avec moi ?
- Volontiers, mais si je puis me permettre... j'ai terriblement envie de vous".

Nous avons terminé l'après-midi dans sa chambre, d'abord calmement et finalement comme deux bêtes...

Le homard était juste parfait. Et la nuit qui a suivi également...

 

A suivre dans "Week-end Breton (partie 2)"


#Lui, le 05/12/2014

Corrections par Ozalide.net

 

Notes pour mes lecteurs québécois

(1) : En France, le lycée est l'équivalent du CEGEP.
(2) : Le baccalauréat est le diplôme de fin d’études secondaires, équivalent du DES, que l’on passe généralement vers 17-18 ans. 


06/12/2014
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Champagne et petits fours

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19h15 : le grand hall de la mairie de Saint-Machin est plein. Ce soir le bâtiment est inauguré en grandes pompes ! Le préfet, un député, un sénateur, un ancien ministre, des notables et peu de citoyens. Tous sont venus pour écouter M. le maire parler de sa « mairie intelligente », mais surtout se gaver de petits fours et de champagne.

Mon entreprise ayant fourni une partie des logiciels, je suis présent. Je n'aime pas trop les mondanités. Je souhaite juste retrouver mademoiselle I., la jolie chef de projet informatique de la mairie, avec qui j'ai travaillé pendant trois mois et... passé de très bons moments... à l'hôtel près de la mairie. Je vous raconterai ça un autre jour.

Je la cherche du regard et finis par la remarquer : habillée dans une robe de soirée noire très chic, elle ne ressemble plus à la femme que j'avais connue trois mois auparavant, si triste et si peu féminine. Quelque chose a changé en elle, ce soir elle resplendit. Dommage que son fiancé l'accompagne... Tant pis pour moi...

Je repars donc à la recherche d'une flûte de champagne pleine... Cette inauguration ne m'intéresse plus mais je dois au moins rester jusqu'aux discours...

« Bonsoir, vous semblez vous ennuyer. Souhaitez-vous du champagne ? »

Je me retourne : derrière moi se tient une femme très élégante : brune aux cheveux courts, habillée d'un tailleur pantalon clair et chaussée de talons hauts rouges. Elle tient deux flûtes de champagne pleines. Quelle aubaine !

« Merci madame. Effectivement, je ne connais presque personne.
- Mais alors que faites-vous ici ?
- Nos logiciels équipent les services de la mairie. La "mairie intelligente" c'est un peu nous, alors M. le maire m’a invité. Vous êtes madame ?...
- Madame B., adjointe au maire de cette charmante ville. Félicitations, au moins vos programmes fonctionnent. Et dire que certaines personnes à la mairie ne voulaient pas de vous, y compris le maire ! Suivez-moi... »

Elle me présente à plusieurs personnes travaillant dans des villes voisines. En vingt minutes, je décroche plusieurs rendez-vous. Finalement cette soirée est fructueuse pour mon business.

Mais déjà le discours du maire commence, madame B. revient se mettre à côté de moi, m'offre une nouvelle flûte de champagne, puis engage la conversation :

« Vous savez que M. le maire est surnommé "Hip hip hip ! Hourra" ?
- Pourquoi ça ?
- C'est à peu près le temps que ça prend quand il baise, j'en sais quelque chose. »

Je me retiens de rire et me concentre sur le discours. Mais madame B. continue.

« Vous voyez le type près du maire ? C'est monsieur Hugues, notre sénateur. Nous, on le surnomme Huggy au long tuyau. Dommage que cet homme bande mou sinon il aurait du succès.
- Veni, Vidi, non Vici. Non Viagra ? »

Nous nous servons deux nouvelles flûtes de ce délicieux champagne tout en continuant à plaisanter. J'ai l'impression d'être avec une bonne copine avec qui nous faisons du désordre en classe. Ça devient difficile de ne pas rire bruyamment, d’autant que l'architecte du bâtiment commence son discours, cinq minutes d'autosatisfaction d'excellente facture.

« Celui-là, si je n'avais pas été là, il aurait oublié de mettre des toilettes dans les étages. Quelle andouille !
- Après les bâtiments non-fumeur, les bâtiments non... »

Éclats de rire étouffés. Deux dernières flûtes... Et pour finir, le député.

« Tiens, mais c'est Petit Bouchon qui parle ! Je ne vous fais pas de dessin j'espère ? Dire qu’il a failli mourir d'un infarctus alors qui se faisait tailler une pipe par une adjointe au maire de la ville d'à côté...
- Il voulait être César, il a fini Pompée »

Notre éclat de rire est tellement bruyant que nous sortons rapidement du hall par la porte le plus proche. Derrière cette porte se trouve un escalier qui permet d'accéder aux étages...

« Je vous fais visiter le troisième ? Il n'y a personne dans les bureaux.
- Volontiers !
- Le meilleur moment de l’amour, c’est quand on monte l’escalier... »

Cette dernière phrase me trouble un peu. Arrivés au troisième étage, nous empruntons un long couloir. Puis madame B. ouvre une porte : celle du bureau du maire. La pièce est un véritable « bureau ovale », mais rectangulaire ! Elle possède une grande table pour les réunions, un canapé en cuir blanc et bien-sûr un large bureau. Aucun éclairage ne fonctionne, la lumière du dehors me permet de voir l'essentiel : Madame B. est une très belle femme...


Je ne sais pas si c'est le champagne, nos fous rires ou notre conversation… Alors qu’elle me tourne le dos, je ressens brusquement une attirance irrépressible. Je m'approche d'elle doucement et l'embrasse dans le cou... Elle se retourne vers moi et d'un geste vif et précis... pose sa bouche sur la mienne pour un baiser au champagne... Un désir fou nous submerge d'un coup... Quelque chose de fort, d'animal...

Nos vestes sont déjà à terre, ma chemise est à moitié ouverte, j'enlève son haut et commence à caresser ses seins. Je passe ma main sur sa dentelle délicate et frôle ses tétons… Sa peau frisonne doucement, je le ressens au bout de mes doigts. Délicatement, j'écarte les bretelles de son soutien-gorge, tout en la poussant vers la table de réunion... Elle s'assoit sur cette table et me laisse dévorer sa poitrine... Ses seins durcirent dans ma bouche... Ma langue lèche cette partie tellement délicieuse et sensible, en la mordillant un peu... C'est doux... Elle me tient dans ses bras et caresse mes cheveux, tout en gémissant… Comme si ce plaisir simple lui avait manqué…

Nos deux pantalons sont désormais à terre... Elle est complément allongée sur cette grande table... J’écarte doucement ses jambes, embrasse son ventre et caresse ses cuisses... Je me débarrasse de sa culotte, déjà trempée par le désir... Je sens le parfum de l'excitation monter... J'ai envie d'elle tout de suite... Je frotte mon sexe contre le sien et la pénètre... Nos corps s'unissent dans un soupir de plaisir. Dans la pénombre j'aperçois son regard et son sourire... Radieux...

Je me tiens encore debout et commence à lui faire l’amour doucement, en caressant ses seins, ses reins et ses cuisses. Elle bouge à peine, se laissant faire… Elle prend déjà du plaisir, je l’entends… D'abord douce, notre étreinte devient intense, mes coups de rein lui font pousser des cris de plus en plus forts, ses propres mouvements m'accompagnent... Je la pousse vers le centre de la table et m’allonge sur elle... Elle prend ma tête dans ses bras pour m’embrasser, m’encourager… Je lui chuchote « tu es belle, ton corps est magnifique, laisse toi aller… ». Nous sentons progressivement l’arrivée de l’orgasme libérateur... Et nous jouissons ensemble sur cette table…

Puis madame B. part dans un immense éclat de rire.

« Monsieur... Votre réputation est donc justifiée !
- Ma réputation ?
- Oui... Vous avez travaillé ici-même avec ma nièce... Pas que travaillé d'ailleurs d'après ce qu'elle m'a raconté...
- Mademoiselle I. est votre nièce ? »

Je me sens extrêmement gêné, mais elle me rassure avec un baiser et un sourire. Nous nous asseyons dans le canapé serrés l'un contre l'autre. Ma main caresse ses seins...

« Oui, vous l'avez complément changée. Nous étions brouillées depuis deux ans à cause de son fiancé. Grâce à vous, elle me parle de nouveau et nous sommes devenues très complices. Bientôt elle va quitter ce crétin et enfin vivre. Je ne vous remercierai jamais assez !
- Je suis heureux pour elle. Elle allait devenir malheureuse et aigrie en épousant cet homme... Mais au fait, votre mari ?...
- Oh, il est à Strasbourg pour toute la semaine. Il ne comprend rien à l'Europe, mais il travaille quand même au parlement européen de temps en temps. »

Nous faisons de nouveau l'amour sur ce canapé... Longuement... Passionnément...

22 heures : nous quittons le bureau en rangeant un peu le désordre. Nous poursuivons notre rencontre à l'hôtel, ce fameux hôtel près de la mairie... De toutes façons,  impossible pour nous de reprendre le volant avec tout ce champagne bu… Une nuit de découvertes, de confidences, de tendresse et.... de sexe... intense…

 

Épilogue

 

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Depuis cette première nuit, nous nous sommes revus trois ou quatre fois, clandestinement... J’adore lui faire l’amour… Elle n'est jamais lasse, toujours curieuse de nouvelles expériences. Elle a même invité une amie pour un moment tendre et mémorable dans un Relais et Château du Val de Loire... Elle m'a aussi prêté les clefs de sa maison dans l'arrière-pays niçois... Elle aime que je lui parle de mes rencontres... Elle me raconte aussi les siennes. Puis nous nous sommes un peu perdus de vue à l’approche des élections… Et pour cause...

Un an plus tard je reçois une lettre recommandée de la ville de Saint-Machin : Madame B., tout juste élue maire (en ayant habillement évincé l'ancien maire et son équipe) souhaite renégocier en personne un nouveau marché avec mon entreprise. Je dois dès aujourd'hui me rendre à la mairie, bureau du troisième étage, à… 22 heures précises ! Je dois venir avec une proposition de nouveau contrat et... du champagne !

Bon allons-y ! Fichu métier !

 

#LUI, 18/04/2014

(Remerciements à Michel Audiard et Georges Clemenceau pour les bons mots !...) 


06/12/2014
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La rose et l'amitié

Elle s'appelle A. et c'est mon amie. J'adore ses longs cheveux roux, ses jolis yeux et sa voix douce.

 

On s'est rencontré un soir chez une connaissance commune. Je dois dire qu'on n’a pas accroché tout de suite. Elle se méfiait de moi et de ma "réputation", mais n'avait jamais fermé la porte. Nous avons commencé par communiquer sporadiquement par internet. Et puis un soir, nous nous sommes rencontrés par hasard à Paris. Un verre, puis deux, un échange savoureux, des fous rires, une excellente soirée. Mais rien de plus. Ou si : la naissance d'une véritable amitié, faite de confidences, de secrets, de sincérité. 

 

Je lui ai révélé ma façon de vivre, mes rencontres, et il y a quelques mois je lui ai présenté ELLE. A. avait aussi fini par se confier, d'abord un peu, puis beaucoup. Ses blessures, ses projets... Ça n'avait pas été facile, mais la confiance avait brisé le mur qu'elle avait construit autour d'elle.

 

Entre nous, un accord tacite de non-séduction s'était installé immédiatement. La peur de faire voler notre amitié en éclats pour une histoire de cul nous avait toujours empêché de faire ne serait-ce qu'un baiser un peu appuyé. J'avoue tout de même qu’elle m'avait inspiré du désir. Je ne sais pas si c'était réciproque.

 

Nous avions fini par créer un rituel : trois ou quatre fois par an, nous passions un samedi ensemble. Nous choisissions une ville au hasard et nous y rendions chacun de notre côté. Nous respections un programme immuable : le matin, visite d'un musée, puis déjeuner dans un restaurant gastronomique et enfin durant l'après-midi une promenade dans un jardin botanique. L'amour des fleurs et de la nature nous réunissait.

 

Cela fait presque deux ans que nous nous rencontrons ainsi...

 

Nous voici trois semaines après mon retour de l'hôpital, suite à mon grave accident. Presque complètement rétabli, je me sens revivre malgré quelques faiblesses passagères. Ayant frôlé la paralysie complète, j'ai envie de croquer encore plus la vie et de ne plus être frustré par des regrets, ceux que l'on a lorsqu’on n'a pas osé aller au bout de ses envies. 

 

J'avais beaucoup apprécié la visite d’A. à l'hôpital. J'avais pleuré en la voyant entrer dans ma chambre. Ces larmes, c'était une façon de lui dire que nous avions failli manquer quelque chose. Mais je n'avais pas osé lui dire. L’avait-elle compris ? 

 

Par un chaud samedi de juin, nous nous sommes retrouvés en Touraine, région réputée pour ses châteaux et sa douceur de vivre. Les retrouvailles à la gare de Tours ont été très émouvantes. Elle avait quelque chose de nouveau dans son regard.

 

Nous visitons un musée consacré à la Renaissance. Mon amie rend la visite passionnante, notamment lorsqu'elle me détaille la richesse des costumes d'époque. J'aime écouter une personne passionnée, elle a fini par me faire apprécier un domaine que j'ignorais.

 

Mais à la fin de la visite, un vertige m'oblige à m'asseoir quelques instants ; une séquelle de mon accident parait-il. Je me sens très gêné de montrer cette faiblesse à mon amie, comme un sentiment mêlant tristesse et colère. Je suis crispé et me cache le visage dans mes mains. Me voyant embarrassé, A. s'assoit près de moi, prend mes mains et les caresse doucement. Puis pose sa tête sur mon épaule. Peu à peu mes forces reviennent, j'apprécie ce geste tendre et amical. Nous restons ainsi pendant cinq minutes. Je vais mieux… 

 

Nous déjeunons divinement et je reprends des forces. Puis nous nous rendons dans un château au bord du Cher, réputé pour son jardin fleuri. Nous tombons en extase devant une immense roseraie où nous pouvons admirer des centaines de merveilles colorées et parfumées. Toutefois, à cause de la chaleur, les parfums des roses sont tellement forts et mêlés qu'il est impossible de les apprécier pleinement.

 

 

Entre deux photos, nous rions de bon cœur sur nos malheurs passés et nos dernières rencontres. En plaisantant, elle me dit qu'elle envie cette infirmière qui m'a soigné pendant une semaine. Son clin d'œil me trouble.

 

Le temps merveilleux commence à être lourd. Notre visite se poursuit par un labyrinthe végétal, construit avec de très hautes haies mais ne comportant aucun plan pour se guider. Nous y entrons en entendant le tonnerre gronder. Cinq minutes plus tard, nous nous sommes perdus alors que la pluie commence à tomber drue. Impossible de nous sortir de ce fichu labyrinthe ! Mon sens de l'orientation a dû me quitter à cause du parfum des roses. Une nouvelle fois je me sens un peu minable. Mais A. me sourit, me prend par la main et décide de nous guider. Cette férue de littérature classique connaît le secret des labyrinthes ! Nous marchons main dans la main dans ce dédale végétal, l'instant est magique malgré la pluie.

 

L'orage se termine juste au moment où nous sortons du labyrinthe, complétement trempés. Le chemisier de A. lui colle à la peau, révélant sa poitrine dans les moindres détails. Je ne peux m'empêcher de la regarder. Elle le remarque et rougit un peu. 

 

Le soleil et la chaleur reviennent presque immédiatement. Nous repassons par la roseraie où les parfums se sont estompés. Nous empruntons une petite allée et nous nous arrêtons, ébahis, devant une rose bicolore rouge et blanche, grosse comme un poing. Progressivement, le parfum de la rose commence à embaumer l'air. Il est enivrant, subtil, délicat. Dans un même élan, nous nous penchons tous les deux pour sentir de plus près cette rose et... nos lèvres se rencontrent, se touchent, s'embrassent.

 

Son regard qui s'illumine. Sa bouche qui s’entrouvre. Nos corps qui se redressent. Elle s'approche de moi et, de nouveau, nous nous embrassons près de cette rose. Sa main déboutonne le premier bouton de ma chemise, puis elle commence à dévorer mon cou. Un échange de regards, un oui de sa tête, et nous quittons main dans la main ce magnifique jardin. À cent mètres de la sortie du château se trouve un petit hôtel nommé "Pierre de Ronsard", aux façades fleuries de rosiers grimpants. Nous y entrons...

 

Dans une chambre aux volets mi-clos, où l'odeur des roses nous enveloppe, A. retire son chemisier trempé et vient se réfugier dans mes bras. Elle termine ensuite ce qu'elle avait commencé : elle défait un par un les boutons de ma chemise tout en embrassant mon cou, mon torse, mon ventre. Elle se redresse ensuite. Je lui enlève son soutien-gorge et caresse sa poitrine généreuse et blanche. Mes doigts font des petits cercles autour de ses tétons. Je m'amuse à les voir durcir, puis regarde les yeux de mon amie : des larmes de joie coulent... Elle me chuchote : "encore..."

 

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Je la pousse sur le lit et lui ôte ses derniers vêtements : jupe, collants... Et pour finir sa culotte, étrangement fleurie.

 

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J'embrasse ses genoux puis l'intérieur de ses cuisses. J'entends un murmure de plaisir tandis que je continue ma remontée. Du bout de ma langue, je titille son clitoris déjà gonflé de désir. Cette première caresse lui fait pousser un petit cri. Alors que mes mains caressent à nouveau sa poitrine, ma langue joue avec ce petit bout d'elle si érogène. Je le sens durcir ; entendre ses gémissements m'excite... D'un coup, je plonge ma langue dans son sexe, provoquant un nouveau cri de plaisir. Et je la dévore littéralement, passionnément et longuement. J'aime l'entendre prendre du plaisir, c'est comme si j'en prenais aussi. Ses gémissements sont comme des caresses sur ma propre peau. 

 

Dans un souffle, je l'entends me dire "viens et cesse d'être sage..." Je suis désormais nu, j'ai terriblement envie d'elle. Je prends ses jambes dans mes mains et les relève. Je la pénètre doucement et entends un "oooooh" de soulagement.

 

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Elle ouvre ses yeux, me regarde et me sourit. Je prends mon temps puis accélère mes coups de rein, variant mon rythme. Je regarde son visage changer à mesure que son plaisir monte. Je me sens bien. Je l'écoute, la regarde et caresse encore sa peau. Elle est si douce...

 

Après une petite pause, elle s'allonge sur son ventre et écarte ses jambes. J'embrasse ses fesses, ses reins, son dos, son cou et m'allonge sur elle.

 

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Doucement, mon sexe retrouve le sien. Et nous ondulons de concert tout en échangeant des baisers enflammés, plus vite, encore plus vite. Nous transpirons à grosses gouttes. Des cris, encore des cris... Puis un cri plus fort que les autres, le point final.

 

La tension retombe.

 

Et d'un coup un sentiment étrange nous prend au ventre, de la culpabilité ? 

 

Nous nous asseyons sur le lit. Elle me demande :

 

" - Tu crois qu'on a fait une connerie ?

- Je ne crois pas. Je t'avoue que j'avais déjà eu envie de toi mais je n'avais jamais osé te l’avouer. J'avais peur de casser notre amitié, peut-être de briser ton cœur. Et depuis aujourd'hui, je pense que la connerie aurait été de ne jamais le faire. Il fallait cueillir la rose… 

- Moi aussi je t’ai désiré plusieurs fois. Et tout à l'heure au musée, je t'ai voulu très fort sans pouvoir te le dire. Je suis heureuse. Mais maintenant que fait-on ?

- Ne nous disons pas que c'était un accident, c'était une envie partagée. Parce qu'on ne se cache rien, parce qu’on était amis, parce qu’on restera amis... ".

 

Elle part dans un grand éclat de rire et m'embrasse. L'après-midi se termine dans la tendresse. Et finalement nous passons la nuit dans cet hôtel fleuri. Un moment mémorable.

 

Épilogue

 

Désormais avec A., nous avons un peu modifié notre rituel : une ville, un musée, un restaurant, un jardin. Mais si, et seulement si, une rose parfumée nous barre la route, nous faisons l'amour... en toute amitié !

 
#Lui, le 14/08/2014

Photos extraites de  sesouvenirdundesir.tumblr.com

Corrections par Ozalide.net


14/08/2014
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Lui et le parfum de la dame en blanc

Vendredi, 17 h 30 : un nouveau voyage professionnel loin de chez moi s’achève. Dans 30 minutes, j’aurai déposé ma voiture de location et quitté cette région en train. J’ai hâte d’être chez moi. Encore faudrait-il arriver à destination...

Je roule sur une autoroute quand un violent orage éclate. Je ralentis car on ne voit absolument rien. J'entends comme un choc à l'arrière de la voiture. Un sifflement strident puis...

Plus rien...

Le noir...

Le silence...

Longtemps..

Très longtemps…

Une éternité...

Et puis...

Lentement...

Le réveil...

Ça commence par une sensation de fraîcheur sur mon corps... Quelque chose d'agréable.

Puis je perçois des sons, comme des voix de femmes... Impossible de comprendre ce qu'elles disent, il y a comme un écho... 

Alors que je suis plongé dans le noir, une lumière blanche jaillit d'un coup. Ainsi qu'une odeur très agréable, un parfum de femme, fleuri, délicat... 

Petit à petit les voix deviennent intelligibles. Des formes apparaissent, blanches...

 

J'entends maintenant distinctement deux femmes qui parlent :

" Non pas là, pas tout de suite.

- Allez, montre-le moi, de toutes façons il ne va pas te voir, il dort depuis plus d'un mois.
- Bon d'accord. Tu verras c'est super sexy et en même temps très confortable !"

Tout à coup ma vision devient nette : la première chose que je vois est la superbe poitrine d'une infirmière qui montre à sa collègue son nouveau soutien-gorge noir presque transparent. On a connu des réveils plus désagréables ! En fait, je suis dans une chambre d'hôpital, nu sur un lit, avec des tuyaux me sortent du corps. Je ne sais pas ce que je fais là.

 

Les infirmières continuent de se parler tout en me lavant et en procédant à des soins :

" C'est magnifique ma chérie. Qui vas-tu séduire maintenant ? Mais regarde, ses yeux se sont ouverts !...
- Quoi ? Monsieur ? Vous allez bien ? Monsieur ?"

Je voudrais bien lui dire quelque chose mais les mots ne sortent pas. Brutalement mes membres deviennent insensibles, je n'arrive pas à lever les mains. Je panique, ma respiration s'accélère. Un jeune médecin africain, un interne, accourt et m'administre un calmant. Je m'apaise peu à peu.

 

Il finit par me parler :

" Bonjour, je suis le docteur Vivien M’Bomé. Vous avez été victime d'un accident de voiture il y a plus d'un mois. Un 4x4 vous a heurté par l'arrière. Vous avez été retrouvé inconscient et sévèrement commotionné. Vous n'avez rien de cassé. Mais quelque chose ne va pas visiblement, votre corps ne réagit plus. Je demande au Professeur X. de passer vous voir".

Super, je suis donc conscient mais inerte. Impossible de me nourrir, de marcher, de parler. J'espère que c'est temporaire. En attendant j'ai un tuyau dans le nez pour manger, un autre de l'autre côté pour... bref. Humiliant.

L'infirmière à la lingerie noire passe me voir souvent, elle me parle, occupe mon esprit. À chaque fois qu'elle s'approche, je ressens étrangement des fourmillements dans les membres. Mais je suis triste car je n'ai rien d'autre à lui proposer que mes yeux. Elle s'appelle Mademoiselle M., elle est très belle : de longs cheveux châtain foncé, de grands yeux verts et un sourire charmant. Et son parfum divin…

Le surlendemain, 10 h 30 : le Professeur X., éminent neurologue, entre dans ma chambre. Il est suivi de sa cour, huit internes pendus à ses lèvres. C’est un mandarin ancienne école, qui ne me salue pas, m'examine sommairement et commence son discours : 

"Ce patient souffre d'un syndrome d'enfermement, ou « lock-in syndrom », suite à son traumatisme. Je suis heureux d'avoir enfin un cas dans notre service. Comme vous le savez, il ne peut plus communiquer que par des clignements de paupières. Je vous invite à l'examiner aujourd’hui pour préparer une publication. Nous reviendrons demain pour faire le point".

 

J'entends distinctement des internes chuchoter : "Super, on en a un !". Mon interne africain fait la moue et secoue la tête. Le Professeur quitte ensuite ma chambre avec sa cour, me laissant seul... désespéré. J'ai appris que j'étais devenu une chose incapable de vivre seule et de communiquer. Une immense tristesse m'envahit, mais impossible de l’exprimer. Je ne veux pas être seul, mais personne n’est là…  

 

Les internes reviennent dans l'après midi pour m`examiner et me malmener. Monsieur le Professeur veut publier un article dans une revue médicale : ses petites mains font leur travail pour confirmer le diagnostic de leur Dieu vivant et pour avoir leur nom dans l'article. Tout ceci manque cruellement d'humanité, d'autant qu'on m'a surnommé « Légume ». Le docteur M’Bomé a été mis l’écart et n’est pas là. Au bout d'une heure ils me laissent tranquille.

Deux heures passent. Mademoiselle M. entre dans ma chambre. Mise au courant du diagnostic par une collègue, elle est venue me rendre visite alors qu'elle ne travaille pas. Elle me trouve en larmes. Elle s'assoit près de moi et me prend dans ses bras, serrant contre elle ma tête. Elle parait aussi émue. Je sens de nouveau son odeur, ce parfum fleuri, subtil, raffiné. Elle me parle doucement avec des mots réconfortants.

Je frissonne...

Je tremble...

Un spasme...

J’ai envie de lui parler : 

" - Vous êtes ravissante… Et j'adore votre parfum... Marry Me de Lanvin ?
- Mais... vous... "

Les mots sont sortis de ma bouche comme par miracle. J'ai envie de bouger mais mon corps me fait mal. douleur rassurante... 

" Il faut prévenir les médecins.
- Non attendez un peu, il y a plus urgent... prévenez ELLE je vous en prie. Attendez le retour du Professeur X. demain, j'ai envie de lui faire une surprise... 
- Entendu. Je préviens quand même Vivien, votre interne. Il avait raison, ce n’était pas le syndrome d’enfermement, mais le professeur voulait son Lock-in…".

Avant de partir, Mademoiselle M. m'embrasse sur la joue, tout près de la bouche... Un frisson me parcourt et... Tiens « ça » fonctionne aussi de nouveau.

 

Elle rajoute en sortant de ma chambre : "Vous aviez bon pour le parfum…". Son clin d’œil me fait craquer

Le docteur M’Bomé passe ensuite et écoute mon « histoire ». Il m’avoue que le parfum de mademoiselle M. lui fait aussi tourner la tête ! Il est aussi d’accord pour faire une blague au Professeur X.

Le lendemain 10 heures : le Professeur X. et sa cour arrivent. Je joue au malade pendant que sa Toute Puissance synthétise le travail de ses petites mains sans même me lancer un regard :  

"Je suis satisfait de votre travail, ça sera un bel article ! "

 

Les jeunes médecins gloussent de plaisir

 

" - Continuons notre visite et…

- Professeur ? Puisque vous êtes si fort pourriez vous m'expliquer pourquoi je vous parle et que je vous fais un doigt d'honneur depuis cinq minutes, à vous et à votre troupeau de connards aussi prétentieux que vous? 

- Pardon ? Mais vous parlez ? 

- Il y a quelquefois des miracles en médecine. Je ne vous laisserai pas écrire d’article sur moi... Dégagez de ma chambre maintenant !

- Mais monsieur, je ne vous permets pas, vous êtes un simulateur !

- Et vous un imposteur".


Rouge de honte, le Professeur quitte ma chambre en claquant la porte, les internes sont embarrassés, certains s’excusent. Quant à Vivien, il s’est éclipsé pour rire de bon cœur.

Suite à ce coup d’éclat, les infirmières du service ont fait de moi leur chouchou. Cela passe par des bisous à chaque visite, quelques douceurs sucrées et un peu de compagnie. Quant à Mademoiselle M. et son parfum enivrant, elle passe souvent me voir mais reste très professionnelle. Juste une bise le matin et une en fin de journée, quelques sourires et regards... Mais rien de plus.


Une fois prévenue, ELLE a songé à traverser l’Atlantique, mais je l’ai retenue à temps. Du coup elle a contacté mon amie A. qui est venue me voir toute une journée. Mon amie A., ses cheveux roux… et ses mots réconfortants…

Le lendemain un kinésithérapeute vient m'aider à réapprendre à me servir de mes jambes et mes bras. Tout mon corps est douloureux après un mois et demi d'inactivité... En une semaine je marche de nouveau, mais difficilement. Lever un bras réclame encore un effort surhumain...

Toutefois, le Professeur X. se venge en ordonnant ma sortie, alors que je me sens encore très faible et j'ai toujours mal partout. Mais sa Majesté a décrété que j'étais cliniquement guéri, en insinuant encore que j'étais un simulateur. Au moins on m'a accordé une ambulance pour rentrer chez moi.

Dimanche 11 heures : après avoir salué le service où j’ai passé presque deux mois, je mets le nez dehors. Il pleut, j'ai mal. Je marche avec une canne et me fait dépasser par une grand-mère avec une jambe dans le plâtre... J’appréhende à l'idée de retourner seul chez moi, peur de rechuter, de ne pas pouvoir assumer les gestes quotidiens. Je monte péniblement dans l'ambulance quand une silhouette familière s’approche : Mademoiselle M., vêtue en civil et portant un sac de voyage, s'installe à mes côtés.

"J'avais une semaine de vacances prévue de longue date, je t'accompagne ?"

Les douleurs disparaissent un peu, mon sourire revient... Durant le trajet, nos mains se rapprochent, se touchent et finissent par ne plus se lâcher. Arrivés chez moi, nous avons à peine fermé la porte qu'un premier baiser tant attendu survient. Son parfum m'enivre encore, j'ai envie d'elle... 

Nous sommes déjà dans ma chambre. Elle sait que je suis diminué : délicatement, elle enlève mes vêtements tout en embrassant mon cou, mon torse, mes épaules... Puis elle me pousse sur mon lit et m'installe confortablement. À son tour, elle enlève ses vêtements, dévoilant cette parure de lingerie noire qui avait accompagné ma sortie de coma.

Elle est décidément très belle et terriblement désirable. Mais la tristesse m'envahit, car les forces me manquent pour la caresser, la toucher... Elle me rassure d'un sourire et de douces paroles : "Ne t'inquiète pas, aujourd'hui je te soigne, laisse-toi faire et savoure..."

Elle me couvre de baisers et frotte son corps contre le mien. Le contact de sa peau est terriblement excitant... Elle se redresse, enlève son soutien-gorge et le jette sur mon visage. Son odeur, encore... Elle me débarrasse de mon boxer et, miracle, dévoile mon intimité qui semble opérationnelle. Elle reprend ses baisers sur mon torse et descend sur mon ventre. Elle embrasse ma verge, la caresse puis la prend dans sa bouche. Cette douce sensation, chaude, jouissive, délicate... Je me laisse faire, Mademoiselle M. est une experte du plaisir. Sa douceur, sa délicatesse... Elle semble comprendre mes désirs... Elle me comble en me regardant d'un air coquin... Ma jouissance arrive brutalement. Elle me boit en souriant... Puis, lentement, elle remonte vers moi...

 

J'ai faim d'elle, je le lui dis. Elle s'assoit alors sur mon visage tout en me tournant le dos... je me délecte de son sexe, passe ma langue sur son clitoris, retourne vers son sexe... je l'entends gémir de plaisir, soupirer... D'abord gracieuse et ondulante, elle se penche petit à petit et crispe ses mains sur moi lorsque son plaisir arrive... Elle jouit la tête posée sur mes cuisses, alors que ma verge de nouveau prête se dresse près d’elle...

 

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Cette vue amuse Mademoiselle M. Elle joue un instant avec mon membre puis s'assoit dessus... Il pénètre en elle lentement... Elle me regarde avec tendresse, caressant mon visage, mon cou, mon torse. Moment magique comme je les aime, comme je n’espérais plus...

 

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Elle bouge à peine, puis prend mes mains et les pose sur sa poitrine... Elle accélère ses mouvements tout en me regardant et en jouant avec mes mains... Nos respirations s'accélèrent... Je me sens bien, de nouveau vivant... Elle se penche vers moi et me prend dans ses bras, tout en accélérant encore... Son parfum me monte à la tête de nouveau... C'est elle qui donne le tempo, ralentissant, accélérant, changeant d'angle...C’est agréable… 

Je sens mon plaisir arriver doucement... Et d'un coup je hurle... Mon orgasme dure presque une minute... Ma tête tourne, je perds presque connaissance... Puis des larmes arrivent, pas du tout prévues, des larmes de joie…Mademoiselle M. a pris aussi beaucoup de plaisir, mais maintenant elle est émue... Elle s'allonge près de moi, me prend de nouveau dans ses bras tout en caressant mes cheveux... Bercé par tant de tendresse, je m'endors paisiblement...

Épilogue

Mademoiselle M. est restée toute une semaine avec moi. Outre ses délicieuses caresses, j’ai bénéficié de son aide pour différentes démarches et dans la vie quotidienne. Elle est repartie chez elle un dimanche pluvieux... J’ai appris par la suite qu’elle était tombée sous le charme du docteur M’Bomé. Le veinard !

On a fini par retrouver le conducteur qui m’avait heurté : le propre fils du Professeur X. J’ai reçu une assez forte somme d’argent pour le dédommagement. De quoi envisager la vie autrement… Changer de vie… A suivre…

 

#Lui, le 18/07/2014

Corrections par Ozalide.net


18/07/2014
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