Elle & Lui, entre les deux... l'Atlantique.

Elle & Lui, entre les deux... l'Atlantique.

La nuit genevoise - Mademoiselle S.

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Mardi, 11h33 : je suis en réunion toute la journée chez un client à Genève. C’est la première étape d'une tournée suisse de trois jours. À l'origine, ça devait être plus court, mais un rendez-vous supplémentaire est venu se greffer. Je n'ai donc pas pris de costume de rechange dans ma valise. Gare aux taches !


11h37 : l'intégralité d'un plateau de café vient de terminer sur mon costume. Six tasses pleines d'un pur arabica de Colombie Grand Cru ! La veste, la cravate et le pantalon sont complètement fichus. Les risques du métier, heureusement je ne suis pas brûlé ! La secrétaire de mon client, qui a renversé le plateau, est terriblement confuse. Elle m'indique un magasin de prêt-à-porter pour hommes situé juste à côté.

11h52 : j'entre dans le magasin. Je craque d'abord pour une jolie chemise rose et sa cravate assortie. Ensuite, une autre chemise blanche légèrement cintrée me tente. Enfin, je repère un costume gris clair. Bien coupée, la veste me va à merveille. En revanche, le pantalon nécessite un ourlet. Je cherche du regard une vendeuse ou un vendeur.

"Monsieur ? Souhaitez-vous une retouche ?".

Je sursaute. Derrière moi se tient une femme magnifique : brune aux cheveux lisses, yeux noisette, vêtue d'une robe noire légèrement décolletée et d'escarpins noirs. Voici Mademoiselle S... Et son sourire désarmant.

" Oui, c'est plus que nécessaire, mais sera-t-il possible de récupérer le pantalon dès ce soir ?
- Ça risque d'être difficile".

Je lui montre l'état de mon ancien pantalon en lui expliquant que je dois partir dès le lendemain matin sur Bâle. Elle me sourit...

"Je vais voir ce que je peux faire, vous permettez ?".

Elle s'accroupit et commence à poser des épingles sur le bas du pantalon. En baissant les yeux, j'aperçois son décolleté et devine sa poitrine magnifique. Cette vision est troublante, d'autant que son parfum léger et fleuri est très agréable... Voir ainsi sa tête aussi près de mon pantalon provoque chez moi... un émoi... très visible ! Un fantasme traverse mon esprit, mon cœur s'emballe, mon imagination me joue encore un drôle de tour... Je la vois déboutonner mon pantalon, baisser mon boxer et...

"J'ai terminé, vous... Monsieur ?...".

Je sursaute une nouvelle fois. Elle est tellement surprise qu'elle en tombe à la renverse. Je l'aide à se relever, un peu gêné. Au passage, je distingue furtivement sa lingerie mauve... La couleur préférée d’ELLE...

"Laissez-moi votre numéro de téléphone, je vous préviendrai si la retouche a pu être faite. Le magasin ferme à 19 heures très précises !".

12h43 : je rejoins mon client au restaurant, où j'arrive à ne pas tacher ma veste toute neuve. Par contre, j'achève mon ancien pantalon avec de la glace fruits rouges.

14h34 : la réunion reprend. Avant que la secrétaire ait servi les cafés, je pose ma veste à l'autre bout de la table, on ne sait jamais.

17h06 : je reçois un message sur mon téléphone : "Votre pantalon est arrivé, merci de venir le chercher avant 19 heures, bisous".

Puis immédiatement un autre message : "Excusez-moi pour le « bisous »".

Je demande à la secrétaire de me faire livrer un bouquet de roses rouges. Elle me sourit, me gratifiant d'un petit clin d'œil complice. Mais la réunion se prolonge...

19h24 : mon client me libère enfin. Je fonce au magasin désormais fermé. Mais je distingue Mademoiselle S. près de la caisse, qui semble faire sa comptabilité. Elle me fait entrer. Mon bouquet la surprend...

"Veuillez excuser mon retard...
- Vous êtes tout excusé, ces roses sont superbes. Cela fait presque cinq ans que l'on ne m'a pas offert un bouquet de fleurs.
- Le bouquet c'est pour la retouche rapide. Puis-je vous inviter à dîner pour me faire pardonner du retard ?
- Avec plaisir... Mais avant veuillez changer de pantalon, sinon j'aurai honte !...".

J'entre dans une cabine d'essayage et enlève mes chaussures et mon pantalon taché... Brutalement le rideau s'ouvre :

"Monsieur, j'ai oublié de faire quelque chose tout à l'heure...".

Elle s'approche de moi avec un regard intimidant. D'un geste rapide, elle enlève mon boxer et me pousse au fond de la cabine sur une banquette. Puis elle s'agenouille, saisit mon sexe et commence à l'embrasser, le caresser... Il se met à durcir... Sa langue le parcourt de bas en haut puis sa bouche l'avale d'un coup... Je suis pétrifié de plaisir... Je gémis... Ma main caresse ses cheveux... Elle continue en douceur, en faisant monter mon plaisir doucement, prenant quelques petites pauses pour me regarder et me sourire... J'entre dans un état second... De ses mains habiles, elle arrive à retarder ma jouissance... Lorsque je suis sur le point d'exploser,  elle s’arrête et recommence, une fois, deux fois… six fois… dix fois !... Mon plaisir devient plus intense encore... Ma tête tourne... Et d'un coup la libération... Un orgasme violent qui me fait perdre connaissance un court instant... Elle ferme les yeux mais garde mon sexe dans sa bouche, semblant savourer... Cela dure presque une minute...

Puis elle rompt le silence :

"Je crois que j'ai fini ce que je devais faire... Je suis affamée... Pas toi ?".

Moi, je me remets assez difficilement d'un orgasme aussi violent qu'un coup de poing. Je me rhabille en titubant sous son regard amusé.

19h52 : nous dînons dans un restaurant italien très raffiné... Nous parlons un peu, tout en nous tenant par la main... Mais nous n'avons qu'une seule envie : terminer notre soirée ailleurs.

20h56 : nous sommes dans l'ascenseur de mon hôtel... Bloqués opportunément entre deux étages, les lèvres liées dans un baiser intense et un désir partagé... Elle m'envoûte littéralement, son parfum, sa manière d'embrasser... Je caresse son dos d'une main et ses fesses de l'autre main. Je dévore ensuite ses épaules, exquises... Plaquée contre la paroi de l'ascenseur, elle semble déjà prendre du plaisir avec mes caresses... Je fais glisser le haut de sa robe, découvrant sa poitrine nue. Elle prend mes mains et les pose sur ses seins...... Je les admire, les frôle, les lèche... Nous ne nous apercevons pas que l'ascenseur a recommencé sa montée vers le septième étage ! Les portes s'ouvrent mais nous sommes trop occupés pour descendre...

21h09 : l'ascenseur retourne au rez-de-chaussée où nous sommes surpris en plein préliminaires par un couple de clients japonais. Pensant qu'il s'agit d'une tradition de l'hôtellerie helvétique, ils nous gratifient d'un grand sourire et d'un salut protocolaire. Mais ils décident de ne pas monter toute de suite dans l'ascenseur. Nous remontons vers le septième ciel…

21h12 : nous sommes enfin dans ma chambre, sur un lit King size, ma tête entre les jambes de Mademoiselle S. À moi de savourer le bon goût de son sexe que je trouve délicieux, presque sucré... Ma langue tournoie autour de son clitoris, déclenchant des réactions intenses... Que j'aime ça... Faire durer le plaisir... Déguster... Surprendre...

 

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Elle s'assoit sur moi... Ma langue s'enfonce en elle... Elle ondule en caressant ses seins, mes cheveux... Et elle semble aimer faire durer ce plaisir... Pour mon plus grand bonheur... Elle se touche délicatement le clitoris au même rythme que ma langue qui entre et sort... J'attrape ses mains et, à mon tour, je prolonge le plaisir, l'arrivée de la jouissance... Elle tremble, son intimité se contracte, durcit... Je m’arrête, je reprends, je sens le plaisir arriver… et m’arrête de nouveau… Une fois, deux fois… douze fois… Presque à l’agonie, elle s’est couchée sur moi. Ma langue passe une dernière fois sur son sexe… Le corps de Mademoiselle S. tremble encore plus violemment, elle pousse un cri aigu… et s’effondre, foudroyée par le plaisir.

22h12 : elle s’est allongée tout contre moi et profite de mes caresses dans son dos... Je lui laisse reprendre son souffle...

Elle me sourit une nouvelle fois... : "Viens je t'attends".

J'ai très envie d'elle...

26h69 : je ne sais plus où je suis, j'ai perdu la notion du temps... L'horlogerie suisse, les costumes, le café, tout tourne dans ma tête comme dans une fièvre délirante... Avec Mademoiselle S. nous avons fait l'amour... Tellement intensément… Je suis heureux et épuisé... Elle dort près de moi... Je... Je vous laisse...

 

Épilogue

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Mercredi 8h59 : en arrivant à son travail, la secrétaire de mon client trouve sur son bureau un  bouquet de fleurs composé de roses jaunes et roses. Sur ce bouquet, une carte écrite de ma main : "Merci pour le café ! ".

 

Corrections par Ozalide.net



25/04/2014
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