Elle & Lui, entre les deux... l'Atlantique.

Elle & Lui, entre les deux... l'Atlantique.

La rose et l'amitié

Elle s'appelle A. et c'est mon amie. J'adore ses longs cheveux roux, ses jolis yeux et sa voix douce.

 

On s'est rencontré un soir chez une connaissance commune. Je dois dire qu'on n’a pas accroché tout de suite. Elle se méfiait de moi et de ma "réputation", mais n'avait jamais fermé la porte. Nous avons commencé par communiquer sporadiquement par internet. Et puis un soir, nous nous sommes rencontrés par hasard à Paris. Un verre, puis deux, un échange savoureux, des fous rires, une excellente soirée. Mais rien de plus. Ou si : la naissance d'une véritable amitié, faite de confidences, de secrets, de sincérité. 

 

Je lui ai révélé ma façon de vivre, mes rencontres, et il y a quelques mois je lui ai présenté ELLE. A. avait aussi fini par se confier, d'abord un peu, puis beaucoup. Ses blessures, ses projets... Ça n'avait pas été facile, mais la confiance avait brisé le mur qu'elle avait construit autour d'elle.

 

Entre nous, un accord tacite de non-séduction s'était installé immédiatement. La peur de faire voler notre amitié en éclats pour une histoire de cul nous avait toujours empêché de faire ne serait-ce qu'un baiser un peu appuyé. J'avoue tout de même qu’elle m'avait inspiré du désir. Je ne sais pas si c'était réciproque.

 

Nous avions fini par créer un rituel : trois ou quatre fois par an, nous passions un samedi ensemble. Nous choisissions une ville au hasard et nous y rendions chacun de notre côté. Nous respections un programme immuable : le matin, visite d'un musée, puis déjeuner dans un restaurant gastronomique et enfin durant l'après-midi une promenade dans un jardin botanique. L'amour des fleurs et de la nature nous réunissait.

 

Cela fait presque deux ans que nous nous rencontrons ainsi...

 

Nous voici trois semaines après mon retour de l'hôpital, suite à mon grave accident. Presque complètement rétabli, je me sens revivre malgré quelques faiblesses passagères. Ayant frôlé la paralysie complète, j'ai envie de croquer encore plus la vie et de ne plus être frustré par des regrets, ceux que l'on a lorsqu’on n'a pas osé aller au bout de ses envies. 

 

J'avais beaucoup apprécié la visite d’A. à l'hôpital. J'avais pleuré en la voyant entrer dans ma chambre. Ces larmes, c'était une façon de lui dire que nous avions failli manquer quelque chose. Mais je n'avais pas osé lui dire. L’avait-elle compris ? 

 

Par un chaud samedi de juin, nous nous sommes retrouvés en Touraine, région réputée pour ses châteaux et sa douceur de vivre. Les retrouvailles à la gare de Tours ont été très émouvantes. Elle avait quelque chose de nouveau dans son regard.

 

Nous visitons un musée consacré à la Renaissance. Mon amie rend la visite passionnante, notamment lorsqu'elle me détaille la richesse des costumes d'époque. J'aime écouter une personne passionnée, elle a fini par me faire apprécier un domaine que j'ignorais.

 

Mais à la fin de la visite, un vertige m'oblige à m'asseoir quelques instants ; une séquelle de mon accident parait-il. Je me sens très gêné de montrer cette faiblesse à mon amie, comme un sentiment mêlant tristesse et colère. Je suis crispé et me cache le visage dans mes mains. Me voyant embarrassé, A. s'assoit près de moi, prend mes mains et les caresse doucement. Puis pose sa tête sur mon épaule. Peu à peu mes forces reviennent, j'apprécie ce geste tendre et amical. Nous restons ainsi pendant cinq minutes. Je vais mieux… 

 

Nous déjeunons divinement et je reprends des forces. Puis nous nous rendons dans un château au bord du Cher, réputé pour son jardin fleuri. Nous tombons en extase devant une immense roseraie où nous pouvons admirer des centaines de merveilles colorées et parfumées. Toutefois, à cause de la chaleur, les parfums des roses sont tellement forts et mêlés qu'il est impossible de les apprécier pleinement.

 

 

Entre deux photos, nous rions de bon cœur sur nos malheurs passés et nos dernières rencontres. En plaisantant, elle me dit qu'elle envie cette infirmière qui m'a soigné pendant une semaine. Son clin d'œil me trouble.

 

Le temps merveilleux commence à être lourd. Notre visite se poursuit par un labyrinthe végétal, construit avec de très hautes haies mais ne comportant aucun plan pour se guider. Nous y entrons en entendant le tonnerre gronder. Cinq minutes plus tard, nous nous sommes perdus alors que la pluie commence à tomber drue. Impossible de nous sortir de ce fichu labyrinthe ! Mon sens de l'orientation a dû me quitter à cause du parfum des roses. Une nouvelle fois je me sens un peu minable. Mais A. me sourit, me prend par la main et décide de nous guider. Cette férue de littérature classique connaît le secret des labyrinthes ! Nous marchons main dans la main dans ce dédale végétal, l'instant est magique malgré la pluie.

 

L'orage se termine juste au moment où nous sortons du labyrinthe, complétement trempés. Le chemisier de A. lui colle à la peau, révélant sa poitrine dans les moindres détails. Je ne peux m'empêcher de la regarder. Elle le remarque et rougit un peu. 

 

Le soleil et la chaleur reviennent presque immédiatement. Nous repassons par la roseraie où les parfums se sont estompés. Nous empruntons une petite allée et nous nous arrêtons, ébahis, devant une rose bicolore rouge et blanche, grosse comme un poing. Progressivement, le parfum de la rose commence à embaumer l'air. Il est enivrant, subtil, délicat. Dans un même élan, nous nous penchons tous les deux pour sentir de plus près cette rose et... nos lèvres se rencontrent, se touchent, s'embrassent.

 

Son regard qui s'illumine. Sa bouche qui s’entrouvre. Nos corps qui se redressent. Elle s'approche de moi et, de nouveau, nous nous embrassons près de cette rose. Sa main déboutonne le premier bouton de ma chemise, puis elle commence à dévorer mon cou. Un échange de regards, un oui de sa tête, et nous quittons main dans la main ce magnifique jardin. À cent mètres de la sortie du château se trouve un petit hôtel nommé "Pierre de Ronsard", aux façades fleuries de rosiers grimpants. Nous y entrons...

 

Dans une chambre aux volets mi-clos, où l'odeur des roses nous enveloppe, A. retire son chemisier trempé et vient se réfugier dans mes bras. Elle termine ensuite ce qu'elle avait commencé : elle défait un par un les boutons de ma chemise tout en embrassant mon cou, mon torse, mon ventre. Elle se redresse ensuite. Je lui enlève son soutien-gorge et caresse sa poitrine généreuse et blanche. Mes doigts font des petits cercles autour de ses tétons. Je m'amuse à les voir durcir, puis regarde les yeux de mon amie : des larmes de joie coulent... Elle me chuchote : "encore..."

 

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Je la pousse sur le lit et lui ôte ses derniers vêtements : jupe, collants... Et pour finir sa culotte, étrangement fleurie.

 

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J'embrasse ses genoux puis l'intérieur de ses cuisses. J'entends un murmure de plaisir tandis que je continue ma remontée. Du bout de ma langue, je titille son clitoris déjà gonflé de désir. Cette première caresse lui fait pousser un petit cri. Alors que mes mains caressent à nouveau sa poitrine, ma langue joue avec ce petit bout d'elle si érogène. Je le sens durcir ; entendre ses gémissements m'excite... D'un coup, je plonge ma langue dans son sexe, provoquant un nouveau cri de plaisir. Et je la dévore littéralement, passionnément et longuement. J'aime l'entendre prendre du plaisir, c'est comme si j'en prenais aussi. Ses gémissements sont comme des caresses sur ma propre peau. 

 

Dans un souffle, je l'entends me dire "viens et cesse d'être sage..." Je suis désormais nu, j'ai terriblement envie d'elle. Je prends ses jambes dans mes mains et les relève. Je la pénètre doucement et entends un "oooooh" de soulagement.

 

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Elle ouvre ses yeux, me regarde et me sourit. Je prends mon temps puis accélère mes coups de rein, variant mon rythme. Je regarde son visage changer à mesure que son plaisir monte. Je me sens bien. Je l'écoute, la regarde et caresse encore sa peau. Elle est si douce...

 

Après une petite pause, elle s'allonge sur son ventre et écarte ses jambes. J'embrasse ses fesses, ses reins, son dos, son cou et m'allonge sur elle.

 

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Doucement, mon sexe retrouve le sien. Et nous ondulons de concert tout en échangeant des baisers enflammés, plus vite, encore plus vite. Nous transpirons à grosses gouttes. Des cris, encore des cris... Puis un cri plus fort que les autres, le point final.

 

La tension retombe.

 

Et d'un coup un sentiment étrange nous prend au ventre, de la culpabilité ? 

 

Nous nous asseyons sur le lit. Elle me demande :

 

" - Tu crois qu'on a fait une connerie ?

- Je ne crois pas. Je t'avoue que j'avais déjà eu envie de toi mais je n'avais jamais osé te l’avouer. J'avais peur de casser notre amitié, peut-être de briser ton cœur. Et depuis aujourd'hui, je pense que la connerie aurait été de ne jamais le faire. Il fallait cueillir la rose… 

- Moi aussi je t’ai désiré plusieurs fois. Et tout à l'heure au musée, je t'ai voulu très fort sans pouvoir te le dire. Je suis heureuse. Mais maintenant que fait-on ?

- Ne nous disons pas que c'était un accident, c'était une envie partagée. Parce qu'on ne se cache rien, parce qu’on était amis, parce qu’on restera amis... ".

 

Elle part dans un grand éclat de rire et m'embrasse. L'après-midi se termine dans la tendresse. Et finalement nous passons la nuit dans cet hôtel fleuri. Un moment mémorable.

 

Épilogue

 

Désormais avec A., nous avons un peu modifié notre rituel : une ville, un musée, un restaurant, un jardin. Mais si, et seulement si, une rose parfumée nous barre la route, nous faisons l'amour... en toute amitié !

 
#Lui, le 14/08/2014

Photos extraites de  sesouvenirdundesir.tumblr.com

Corrections par Ozalide.net



14/08/2014
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