Elle & Lui, entre les deux... l'Atlantique.

Elle & Lui, entre les deux... l'Atlantique.

Lui et la plus belle femme du monde

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"Je souhaite arrêter notre relation, ce jeu a assez duré... Adieu #ELLE XXX".

 

16 h 00. Je viens de lire ce message juste avant d'embarquer dans un avion pour Bruxelles. Le monde vient de s'effondrer... Mes épaules pèsent des tonnes. Et impossible de répondre, les téléphones doivent être désactivés dans l'avion.

Je m'assois au fond de l'avion, près d'un hublot. Je m'isole avec de la musique... Ne me parlez plus de femmes, de rencontres ou d'autre chose... ELLE me quitte, plus rien ne compte... Même si la plus belle femme du monde s'asseyait à côté de moi, elle ne parviendrait pas à faire passer ma tristesse... C'est pourtant ce qui est arrivé...

À chaque vol, il y a le passager qui arrive au dernier moment. Pour ce vol, il s'agit d'une passagère, grande, aux cheveux blonds et lisses, habillée d'un chemisier blanc laissant deviner des dessous noirs, d'un pantalon noir moulant et ayant à ses pieds de ravissantes chaussures noires à talons hauts... Sobre mais sexy dans les détails...

Mademoiselle V. a fait son entrée.

Son sourire dissipe la mauvaise humeur du départ retardé car tout le monde a déjà vu des photos d'elle : dans des publicités, sur les affiches de la compagnie aérienne, dans le magazine que j'avais acheté à l'aéroport... Elle traverse l'avion en mimant la personne qui veut ne pas se faire remarquer, alors que tous les yeux sont braqués sur elle...

Tous les yeux... sauf les miens.

C'est pourtant près de moi qu'elle vient s'asseoir. À sa droite, un homme qui dissimule à peine ses regards dans son décolleté. À sa gauche moi, complètement ailleurs...

Au moment du décollage, je craque littéralement : je pleure à chaudes larmes en me dissimulant à peine... Je suis anéanti... ELLE, pourquoi ?...

Après avoir éconduit son voisin de droite qui tentait de la séduire en agitant sa Rolex devant elle, ma voisine se penche vers moi pour voir à travers le hublot... Elle remarque mes larmes. Délicatement, elle enlève un écouteur puis me tend un mouchoir en papier...

"- Monsieur ?... Vous allez bien ?"

Je ne remarque même pas qui me parle, juste cette jolie voix me fait sortir de ma bulle...

"- Excusez-moi... Non, je ne vais pas très bien, désolé de vous déranger...
- Non... Dites moi ce qui ne va pas (puis tout bas) je suis prête à tout entendre du moment que je peux éviter de subir le boulet qui est à ma droite..."

Elle arrive à me faire décrocher un petit sourire avec sa pointe d'accent belge. Je lui raconte donc ELLE et moi, notre rencontre sur Internet, nos nuits d'amour virtuelles, notre première rencontre, notre première nuit, notre serment d'infidélité... Et bien sûr mes rencontres et les rencontres d'ELLE...

"- Je sens que vous aimiez beaucoup cette femme, malgré votre relation particulière... Quelquefois l'amour est étrange". Nous parlons pendant toute la durée du vol...

17 h 45. Atterrissage... Nous sortons ensemble de l'avion, je reste à côté d'elle pour la "protéger" de monsieur Boulet. Machinalement, je reconnecte mon téléphone. Un message de ELLE apparaît :

"Mon chéri,
Le message que tu viens de recevoir ne t'était pas destiné... Je voulais l'envoyer à F. On traverse un moment délicat... Du coup j'hésite à lui envoyer... Signe du destin ?
En tous cas je suis toujours là pour toi, plus que jamais... J'espère que tu ne l'as pas mal pris... ELLE".

Cette fois-ci, ce sont des larmes de joie qui roulent sur mes joues, je serre mademoiselle V. dans mes bras dans un geste de joie. Puis je me ravise immédiatement. Pour la première fois je remarque son apparence et sa grande beauté.

"- Désolé de mon geste et désolé de vous avoir embêté avec mes histoires... Je vais aller à mon hôtel maintenant, je vous remercie de votre écoute et...
- Je suis chez moi ici, je n'ai pas envie de passer cette soirée seule... Ma compagnie vous tente ?
- Je serai très honoré.
- Allons-y !"

Nous rejoignons sa voiture. Cette femme me paraît tellement inaccessible, trop belle, trop classe... Je ne veux même pas la séduire, pourquoi s'intéresse-t-elle à moi d'ailleurs ? Sur la route, elle me parle d'elle, de son métier de modèle, de sa ville, ses passions...

Trente minutes plus tard, nous arrivons à mon hôtel. Arrivés à la réception, je dis à Mademoiselle V. :

"Je monte poser ma valise dans ma chambre et je reviens... Prenez un verre au bar de l'hôtel si vous voulez...".

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Son visage marque une pointe d'agacement puis rapidement un joli sourire... Je monte dans ma chambre, change de chemise et redescend. Évidement, mademoiselle V. n'est plus seule : un homme est en train de lui parler en agitant la clé de sa voiture (Jaguar) devant son nez. Elle paraît soulagée de me voir. En quittant le bar, elle déchire ostensiblement la carte de visite que ce nouveau boulet lui a collée dans les mains.

Nous dînons divinement (en Belgique on soupe !), je m'étonne de l'appétit de Mademoiselle V :

"Chaque mois je me fais plaisir, vous savez, c'est important le plaisir, malgré cette fichue ligne à garder."

22 h 30. Nous sortons du restaurant, l'heure de se dire au revoir...

" - J'ai adoré cette soirée, merci beau...
- Toi tu m'embrasses, connard, ou je hurle dans la rue !"

Je n'ai pas le temps de dire quoi que ce soit : sa bouche est déjà sur la mienne, son baiser a le goût sucré de sa glace à la framboise...

"Maintenant, espèce de boulet, tu me suis ou tu passes à côté de quelque chose..."

Elle m'entraîne chez elle, dans une ruelle proche du restaurant... Son appartement est un loft assez cosy... Je ne comprends toujours pas pourquoi cette femme m'a embrassé, entraîné chez elle... Enfin si je devine pourquoi ! Mais pour quelle raison moi ?

À peine arrivés, elle se blottit contre moi : "Jamais un homme n'a pleuré en ma présence, jamais un homme ne m'avait parlé et s'était livré à moi comme cela, jamais un homme ne m'avait traité avec autant de respect depuis longtemps... Et tout à l'heure à l'hôtel, tu aurais pu m'inviter à monter dans ta chambre... J'aurais bien voulu d'ailleurs ! Mais finalement j'ai compris que tu étais différent..."

Nos regards se croisent... Mon cœur s'emballe... C'est moi qui l'embrasse, caressant ses cheveux tellement doux, tellement magnifiques... Bien sûr que je l'avais désirée, mais je me sentais tellement idiot... Et elle me paraissait tellement inaccessible, hors de mon monde...

Mais c'est elle qui prend l'initiative d'ôter les boutons de ma chemise... Ses lèvres parcourent mon torse... J'ai un peu honte : elle doit côtoyer des hommes bien mieux bâtis que moi...

Comme ma tête est ailleurs, mes mains prennent le relais en déboutonnant son chemisier. Sa dentelle noire apparaît alors... Je lui chuchote :

"Ta peau est comme la plus douce des soies...".

Ces mots doux la font basculer dans le désir fou ; elle m'entraîne dans sa chambre, me couvre de baisers. Elle me pousse sur son lit. Elle retire ses chaussures et son pantalon, puis me dévoile sa magnifique poitrine... Elle enlève mon pantalon et s'allonge près de moi...

Je ne peux m'empêcher de caresser ce corps aussi beau ; ma main parcourt son dos de haut en bas, puis frôle ses reins... Cette peau est si douce... Ses seins sont déjà tendus, sa chair de poule me plait bien... Caresses sur ses seins, caresses sur son ventre, caresses sur ses jambes... Elle gémit et moi je prends du plaisir sur cette peau de soie. Encore mes mains sur sa peau... Ma bouche qui embrasse son cou... Et encore des caresses... Ce sont des véritables cris de jouissance que j'entends désormais...

Son corps d'un coup se cambre... Puis retombe... Mademoiselle V. a les yeux dans le vide puis d'un coup elle me sourit... Elle a joui uniquement par mes caresses... Elle me dit que jamais elle n'avait connu ça...

Notre nuit se poursuit... Nous finissons par faire l'amour avec beaucoup de tendresse... Une fois, deux fois... Trois fois ! Je vous laisse imaginer...

3 h 00. Mademoiselle V. s'est endormie... Je descends dans sa cuisine me servir un verre d'eau... J'écris un message à ELLE "Laisse une petite chance à F. Grâce à lui j'ai fait l'amour à la plus belle femme du monde...".

Je remonte dans la chambre et contemple mon amante. Elle se réveille en me reprochant gentiment de l'avoir réveillée d'un simple regard... Je lui tends un verre d'eau et son regard s'illumine... Elle boit puis m'embrasse longuement :

"Lui, fais moi encore l'amour..."

 

LUI

 



04/04/2014
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