Elle & Lui, entre les deux... l'Atlantique.

Elle & Lui, entre les deux... l'Atlantique.

Lui et le parfum de la dame en blanc

Vendredi, 17 h 30 : un nouveau voyage professionnel loin de chez moi s’achève. Dans 30 minutes, j’aurai déposé ma voiture de location et quitté cette région en train. J’ai hâte d’être chez moi. Encore faudrait-il arriver à destination...

Je roule sur une autoroute quand un violent orage éclate. Je ralentis car on ne voit absolument rien. J'entends comme un choc à l'arrière de la voiture. Un sifflement strident puis...

Plus rien...

Le noir...

Le silence...

Longtemps..

Très longtemps…

Une éternité...

Et puis...

Lentement...

Le réveil...

Ça commence par une sensation de fraîcheur sur mon corps... Quelque chose d'agréable.

Puis je perçois des sons, comme des voix de femmes... Impossible de comprendre ce qu'elles disent, il y a comme un écho... 

Alors que je suis plongé dans le noir, une lumière blanche jaillit d'un coup. Ainsi qu'une odeur très agréable, un parfum de femme, fleuri, délicat... 

Petit à petit les voix deviennent intelligibles. Des formes apparaissent, blanches...

 

J'entends maintenant distinctement deux femmes qui parlent :

" Non pas là, pas tout de suite.

- Allez, montre-le moi, de toutes façons il ne va pas te voir, il dort depuis plus d'un mois.
- Bon d'accord. Tu verras c'est super sexy et en même temps très confortable !"

Tout à coup ma vision devient nette : la première chose que je vois est la superbe poitrine d'une infirmière qui montre à sa collègue son nouveau soutien-gorge noir presque transparent. On a connu des réveils plus désagréables ! En fait, je suis dans une chambre d'hôpital, nu sur un lit, avec des tuyaux me sortent du corps. Je ne sais pas ce que je fais là.

 

Les infirmières continuent de se parler tout en me lavant et en procédant à des soins :

" C'est magnifique ma chérie. Qui vas-tu séduire maintenant ? Mais regarde, ses yeux se sont ouverts !...
- Quoi ? Monsieur ? Vous allez bien ? Monsieur ?"

Je voudrais bien lui dire quelque chose mais les mots ne sortent pas. Brutalement mes membres deviennent insensibles, je n'arrive pas à lever les mains. Je panique, ma respiration s'accélère. Un jeune médecin africain, un interne, accourt et m'administre un calmant. Je m'apaise peu à peu.

 

Il finit par me parler :

" Bonjour, je suis le docteur Vivien M’Bomé. Vous avez été victime d'un accident de voiture il y a plus d'un mois. Un 4x4 vous a heurté par l'arrière. Vous avez été retrouvé inconscient et sévèrement commotionné. Vous n'avez rien de cassé. Mais quelque chose ne va pas visiblement, votre corps ne réagit plus. Je demande au Professeur X. de passer vous voir".

Super, je suis donc conscient mais inerte. Impossible de me nourrir, de marcher, de parler. J'espère que c'est temporaire. En attendant j'ai un tuyau dans le nez pour manger, un autre de l'autre côté pour... bref. Humiliant.

L'infirmière à la lingerie noire passe me voir souvent, elle me parle, occupe mon esprit. À chaque fois qu'elle s'approche, je ressens étrangement des fourmillements dans les membres. Mais je suis triste car je n'ai rien d'autre à lui proposer que mes yeux. Elle s'appelle Mademoiselle M., elle est très belle : de longs cheveux châtain foncé, de grands yeux verts et un sourire charmant. Et son parfum divin…

Le surlendemain, 10 h 30 : le Professeur X., éminent neurologue, entre dans ma chambre. Il est suivi de sa cour, huit internes pendus à ses lèvres. C’est un mandarin ancienne école, qui ne me salue pas, m'examine sommairement et commence son discours : 

"Ce patient souffre d'un syndrome d'enfermement, ou « lock-in syndrom », suite à son traumatisme. Je suis heureux d'avoir enfin un cas dans notre service. Comme vous le savez, il ne peut plus communiquer que par des clignements de paupières. Je vous invite à l'examiner aujourd’hui pour préparer une publication. Nous reviendrons demain pour faire le point".

 

J'entends distinctement des internes chuchoter : "Super, on en a un !". Mon interne africain fait la moue et secoue la tête. Le Professeur quitte ensuite ma chambre avec sa cour, me laissant seul... désespéré. J'ai appris que j'étais devenu une chose incapable de vivre seule et de communiquer. Une immense tristesse m'envahit, mais impossible de l’exprimer. Je ne veux pas être seul, mais personne n’est là…  

 

Les internes reviennent dans l'après midi pour m`examiner et me malmener. Monsieur le Professeur veut publier un article dans une revue médicale : ses petites mains font leur travail pour confirmer le diagnostic de leur Dieu vivant et pour avoir leur nom dans l'article. Tout ceci manque cruellement d'humanité, d'autant qu'on m'a surnommé « Légume ». Le docteur M’Bomé a été mis l’écart et n’est pas là. Au bout d'une heure ils me laissent tranquille.

Deux heures passent. Mademoiselle M. entre dans ma chambre. Mise au courant du diagnostic par une collègue, elle est venue me rendre visite alors qu'elle ne travaille pas. Elle me trouve en larmes. Elle s'assoit près de moi et me prend dans ses bras, serrant contre elle ma tête. Elle parait aussi émue. Je sens de nouveau son odeur, ce parfum fleuri, subtil, raffiné. Elle me parle doucement avec des mots réconfortants.

Je frissonne...

Je tremble...

Un spasme...

J’ai envie de lui parler : 

" - Vous êtes ravissante… Et j'adore votre parfum... Marry Me de Lanvin ?
- Mais... vous... "

Les mots sont sortis de ma bouche comme par miracle. J'ai envie de bouger mais mon corps me fait mal. douleur rassurante... 

" Il faut prévenir les médecins.
- Non attendez un peu, il y a plus urgent... prévenez ELLE je vous en prie. Attendez le retour du Professeur X. demain, j'ai envie de lui faire une surprise... 
- Entendu. Je préviens quand même Vivien, votre interne. Il avait raison, ce n’était pas le syndrome d’enfermement, mais le professeur voulait son Lock-in…".

Avant de partir, Mademoiselle M. m'embrasse sur la joue, tout près de la bouche... Un frisson me parcourt et... Tiens « ça » fonctionne aussi de nouveau.

 

Elle rajoute en sortant de ma chambre : "Vous aviez bon pour le parfum…". Son clin d’œil me fait craquer

Le docteur M’Bomé passe ensuite et écoute mon « histoire ». Il m’avoue que le parfum de mademoiselle M. lui fait aussi tourner la tête ! Il est aussi d’accord pour faire une blague au Professeur X.

Le lendemain 10 heures : le Professeur X. et sa cour arrivent. Je joue au malade pendant que sa Toute Puissance synthétise le travail de ses petites mains sans même me lancer un regard :  

"Je suis satisfait de votre travail, ça sera un bel article ! "

 

Les jeunes médecins gloussent de plaisir

 

" - Continuons notre visite et…

- Professeur ? Puisque vous êtes si fort pourriez vous m'expliquer pourquoi je vous parle et que je vous fais un doigt d'honneur depuis cinq minutes, à vous et à votre troupeau de connards aussi prétentieux que vous? 

- Pardon ? Mais vous parlez ? 

- Il y a quelquefois des miracles en médecine. Je ne vous laisserai pas écrire d’article sur moi... Dégagez de ma chambre maintenant !

- Mais monsieur, je ne vous permets pas, vous êtes un simulateur !

- Et vous un imposteur".


Rouge de honte, le Professeur quitte ma chambre en claquant la porte, les internes sont embarrassés, certains s’excusent. Quant à Vivien, il s’est éclipsé pour rire de bon cœur.

Suite à ce coup d’éclat, les infirmières du service ont fait de moi leur chouchou. Cela passe par des bisous à chaque visite, quelques douceurs sucrées et un peu de compagnie. Quant à Mademoiselle M. et son parfum enivrant, elle passe souvent me voir mais reste très professionnelle. Juste une bise le matin et une en fin de journée, quelques sourires et regards... Mais rien de plus.


Une fois prévenue, ELLE a songé à traverser l’Atlantique, mais je l’ai retenue à temps. Du coup elle a contacté mon amie A. qui est venue me voir toute une journée. Mon amie A., ses cheveux roux… et ses mots réconfortants…

Le lendemain un kinésithérapeute vient m'aider à réapprendre à me servir de mes jambes et mes bras. Tout mon corps est douloureux après un mois et demi d'inactivité... En une semaine je marche de nouveau, mais difficilement. Lever un bras réclame encore un effort surhumain...

Toutefois, le Professeur X. se venge en ordonnant ma sortie, alors que je me sens encore très faible et j'ai toujours mal partout. Mais sa Majesté a décrété que j'étais cliniquement guéri, en insinuant encore que j'étais un simulateur. Au moins on m'a accordé une ambulance pour rentrer chez moi.

Dimanche 11 heures : après avoir salué le service où j’ai passé presque deux mois, je mets le nez dehors. Il pleut, j'ai mal. Je marche avec une canne et me fait dépasser par une grand-mère avec une jambe dans le plâtre... J’appréhende à l'idée de retourner seul chez moi, peur de rechuter, de ne pas pouvoir assumer les gestes quotidiens. Je monte péniblement dans l'ambulance quand une silhouette familière s’approche : Mademoiselle M., vêtue en civil et portant un sac de voyage, s'installe à mes côtés.

"J'avais une semaine de vacances prévue de longue date, je t'accompagne ?"

Les douleurs disparaissent un peu, mon sourire revient... Durant le trajet, nos mains se rapprochent, se touchent et finissent par ne plus se lâcher. Arrivés chez moi, nous avons à peine fermé la porte qu'un premier baiser tant attendu survient. Son parfum m'enivre encore, j'ai envie d'elle... 

Nous sommes déjà dans ma chambre. Elle sait que je suis diminué : délicatement, elle enlève mes vêtements tout en embrassant mon cou, mon torse, mes épaules... Puis elle me pousse sur mon lit et m'installe confortablement. À son tour, elle enlève ses vêtements, dévoilant cette parure de lingerie noire qui avait accompagné ma sortie de coma.

Elle est décidément très belle et terriblement désirable. Mais la tristesse m'envahit, car les forces me manquent pour la caresser, la toucher... Elle me rassure d'un sourire et de douces paroles : "Ne t'inquiète pas, aujourd'hui je te soigne, laisse-toi faire et savoure..."

Elle me couvre de baisers et frotte son corps contre le mien. Le contact de sa peau est terriblement excitant... Elle se redresse, enlève son soutien-gorge et le jette sur mon visage. Son odeur, encore... Elle me débarrasse de mon boxer et, miracle, dévoile mon intimité qui semble opérationnelle. Elle reprend ses baisers sur mon torse et descend sur mon ventre. Elle embrasse ma verge, la caresse puis la prend dans sa bouche. Cette douce sensation, chaude, jouissive, délicate... Je me laisse faire, Mademoiselle M. est une experte du plaisir. Sa douceur, sa délicatesse... Elle semble comprendre mes désirs... Elle me comble en me regardant d'un air coquin... Ma jouissance arrive brutalement. Elle me boit en souriant... Puis, lentement, elle remonte vers moi...

 

J'ai faim d'elle, je le lui dis. Elle s'assoit alors sur mon visage tout en me tournant le dos... je me délecte de son sexe, passe ma langue sur son clitoris, retourne vers son sexe... je l'entends gémir de plaisir, soupirer... D'abord gracieuse et ondulante, elle se penche petit à petit et crispe ses mains sur moi lorsque son plaisir arrive... Elle jouit la tête posée sur mes cuisses, alors que ma verge de nouveau prête se dresse près d’elle...

 

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Cette vue amuse Mademoiselle M. Elle joue un instant avec mon membre puis s'assoit dessus... Il pénètre en elle lentement... Elle me regarde avec tendresse, caressant mon visage, mon cou, mon torse. Moment magique comme je les aime, comme je n’espérais plus...

 

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Elle bouge à peine, puis prend mes mains et les pose sur sa poitrine... Elle accélère ses mouvements tout en me regardant et en jouant avec mes mains... Nos respirations s'accélèrent... Je me sens bien, de nouveau vivant... Elle se penche vers moi et me prend dans ses bras, tout en accélérant encore... Son parfum me monte à la tête de nouveau... C'est elle qui donne le tempo, ralentissant, accélérant, changeant d'angle...C’est agréable… 

Je sens mon plaisir arriver doucement... Et d'un coup je hurle... Mon orgasme dure presque une minute... Ma tête tourne, je perds presque connaissance... Puis des larmes arrivent, pas du tout prévues, des larmes de joie…Mademoiselle M. a pris aussi beaucoup de plaisir, mais maintenant elle est émue... Elle s'allonge près de moi, me prend de nouveau dans ses bras tout en caressant mes cheveux... Bercé par tant de tendresse, je m'endors paisiblement...

Épilogue

Mademoiselle M. est restée toute une semaine avec moi. Outre ses délicieuses caresses, j’ai bénéficié de son aide pour différentes démarches et dans la vie quotidienne. Elle est repartie chez elle un dimanche pluvieux... J’ai appris par la suite qu’elle était tombée sous le charme du docteur M’Bomé. Le veinard !

On a fini par retrouver le conducteur qui m’avait heurté : le propre fils du Professeur X. J’ai reçu une assez forte somme d’argent pour le dédommagement. De quoi envisager la vie autrement… Changer de vie… A suivre…

 

#Lui, le 18/07/2014

Corrections par Ozalide.net



18/07/2014
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