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18 heures…

Je sors de cette réunion fatigué et agacé. Épuisants ces gens… J’espère qu’ils deviendront clients… Je suis tendu, je file à mon hôtel pour poser mes valises, prendre une douche rapide.

Mon programme : trouver un endroit sympa pour dîner, retourner à l’hôtel et profiter de ce bain à remous… Encore une soirée solitaire loin de chez moi.

Mais avant toute chose, il faut que je m’occupe de cette tignasse : ça ne ressemble plus à rien.

18h40 : je sors de l’hôtel à la recherche d’un salon de coiffure encore ouvert. Il fait nuit, je ne connais pas cette ville mais je ne veux pas perdre mon temps.

Au bout de 10 minutes, je tombe enfin sur un salon À PRIORI potable, une cliente est à la caisse et se prépare à sortir, tout en parlant à une jeune et ravissante blonde au sourire forcé qui a l’air de dire : "merci madame au revoir (et fiche le camp avec tes conneries sur ta belle-mère et ton clébard)". J’entre.

 

"Bonsoir, pouvez vous me coiffer ?

"Désolé monsieur le salon ferme dans 10 minutes.

"Mais une coupe homme ça va vite"

 

Elle cherche visiblement à se débarrasser de moi pour rejoindre le type qui, sur le trottoir d’en face, fait les cent pas depuis 3 minutes.

Une voix retentit depuis l’arrière boutique :

"Laisse, je vais coiffer ce monsieur, tu peux partir, bonne soirée !"

Arrive alors une femme aux cheveux noirs, très élégante, vêtue d’un chemisier blanc légèrement décolleté, d’une jupe longue et dont le parfum est léger délicat et fleuri… La patronne sans doute. Ouf, sauvé !

"Si vous permettez je vais fermer la porte à clé et je serai à vous… Ça serait dommage de vous laisser ainsi…"

Sourire désarmant. Trouble.

Sa voix est douce, son visage amical, le courant passe. Elle m’habille avec ce ridicule tablier réglementaire et m’invite à m’assoir pour me laver les cheveux… J’ai la lumière dans la figure et je ferme les yeux. Elle me parle un peu et commence à me masser le cuir chevelu, doucement… C’est si bon, je me détends… Je la vois nue sur un lit avec ce même regard intense, en train de se masser le bout des seins, m’invitant à la rejoindre…

"Monsieur ? Vous allez bien ?"

Réveil en sursaut, je m’étais assoupi… Je suis un peu gêné, mais elle rit de bon cœur

"Ça arrive souvent, mais vous vous aviez l’air tellement bien… Je vous ai laissé dormir cinq minutes !"

Je suis rouge, vraiment gêné. De nouveaux rires, j’espère ne pas avoir parlé en dormant.

La coupe commence : je lui ai laissé l’initiative de me relooker… Moi qui d’habitude ne parle pas beaucoup aux coiffeurs, je suis heureux de discuter avec une personne si cultivée : elle me parle de ses lectures, ses passions, d’elle-même… Elle me pose beaucoup de questions, me met à l’aise, tout en coupant professionnellement.

Par contre, j’ai l’impression que ses yeux, son visage disent autre chose… Ce regard, ces sourires, peut être de l’attirance ? La coupe se prolonge, nous rions, ses gestes restent professionnels, sérieux. Son parfum me trouble de plus en plus…

Un coup de cire. Miroir. C’est parfait ! Elle enlève mon tablier et le pose derrière elle. Le siège pivote. Pour la première fois, elle est face à moi…

 

Je l’attrape par la taille et l’attire vers moi, puis je ferme les yeux… J’ai peur de prendre au minimum une gifle, au pire le miroir sur le crâne ! Mais ce sont ses mains qui saisissent ma tête et l’amène contre sa poitrine… Je la serre dans mes bras et respire ce doux parfum… enivrant… J’embrasse son cou, sa poitrine, je caresse son dos… Elle écarte les jambes, s’assoit sur moi et m’embrasse goulûment… Sous sa jupe longue, des jambes divines recouvertes de bas très sexy que je commence à caresser doucement… C’est si bon…

Le bruit d’un camion de pompiers nous rappelle tout à coup que le salon donne dans la rue… Elle se lève en riant, me prend par la main et m’attire dans l’arrière boutique. Un canapé est là, probablement pour les pauses.

Notre baiser reprend, plus intense… Je déboutonne son chemisier et découvre sa poitrine, que je caresse doucement… De son côté, elle fait sauter deux boutons de ma chemise dans son empressement de me voir moins habillé.

Sa jupe est à terre, sa poitrine nue… Je découvre ses jambes en les caressant, sa peau frissonne, elle pousse un gémissement de plaisir lorsque sa culotte descend et tombe… Je suis à genoux à ses pieds, elle s’assoit sur la canapé, jambes écartées, je m’approche de son sexe et l’embrasse, d’abord avec mes lèvres puis ma langue… Elle est trempée, délicieuse… Elle savoure le moment pendant plusieurs minutes, jusqu’à ce qu’elle n’en puisse plus… Elle m’invite à ôter mes derniers vêtements… Et décide elle-même de me goûter, avec sa langue, avec sa bouche… C’est bon, raffiné, torride…

J’ai envie d’elle maintenant. Je m’assois sur le canapé et elle s’empale sur moi, en me regardant, en caressant ses seins. Qu’elle est belle ! Son regard, sa voix… Elle ondule, alterne les mouvements doux et forts… Et gémit…

D’un coup, je me lève tout en la tenant dans mes bras, nous sommes toujours liés… Mes jambes tiennent un instant… Puis je la pose délicatement sur le canapé, sur le dos… Elle m’entoure de ses jambes… Je lui fais l’amour tout doucement… Les baisers pleuvent… Elle m’entoure de ses bras et m’encourage à accélérer… Plus vite, plus fort, encore… Jusqu’à ce que nos cris unis retentissent… Puis un long silence.

Rires.

Un baiser de complicité.

Quelques mots…

Elle passe un coup de fil, elle ne rentrera pas chez elle ce soir, soirée copines imprévue…

 

Ce soir, je dînerai avec elle…

Ce soir, nous prendrons un bain…

Ce soir, nous referons l’amour dans ma chambre…

Ce sera notre nuit…

 

Mais avant, je tiens à payer ma coupe de cheveux très réussie !